HÔPITAUX : LE MINISTÈRE VA SUPPRIMER 16.000 LITS ET 22.000 POSTES

carte fermetures lits hopitaux

4 avril 2016

100.000 lits fermés en dix ans, un premier recul de l’espérance de vie en 2015, mais le gouvernement décide de continuer à fermer petits hôpitaux et petites maternités ! Depuis deux ans, les erreurs de soins se multiplient, mais l’administration renforce “un cercle vicieux de surcharge qui épuise les professionnels et désorganise les services” (expertise SECAFI APHP mars 2016)

Dans le cadre du plan de redres­se­ment des finan­ces publi­ques, le gou­ver­ne­ment a demandé aux hôpi­taux de réa­li­ser 3 mil­liards d’euros d’économies en trois ans, en fer­mant 10 % des lits en chi­rur­gie et méde­cine actuel­le­ment dis­po­ni­bles, soit 16.000 lits à fermer.

De telles restruc­tu­ra­tions ne pour­ront pas se faire sans tou­cher aux effec­tifs, car la masse sala­riale repré­sente 65 % du budget des établissements hos­pi­ta­liers. Ainsi, dans les hôpi­taux AP-HP, 2.353 emplois sta­tu­tai­res ont été sup­pri­més en 4 ans (rem­pla­cés par seu­le­ment 1.200 contrac­tuels), car chaque année l’AP-HP doit économiser 140 mil­lions de plus.

L’ONDAM, objec­tif natio­nal des dépen­ses d’assu­rance mala­die, est le mon­tant pré­vi­sion­nel établi annuel­le­ment pour les dépen­ses de l’assu­rance mala­die en France. Un ONDAM volon­tai­re­ment infé­rieur à l’infla­tion ces der­niè­res années a entrainé un défi­cit cumulé des 32 CHU Centre Hospitaliers Universitaires, qui dépasse les 200 mil­lions pour l’exer­cice de l’année 2014 : plans d’économies, plans de retour à l’équilibre, “effi­cience” condui­sent à des sup­pres­sions de postes et des fer­me­tu­res de lits dans tous les hôpi­taux. En 2016, l’ONDAM a été baissé à 1,75% (contre 2,1% en 2015) pour accé­lé­rer les fer­me­tu­res.

Quand la sup­pres­sion d’un ser­vice hos­pi­ta­lier est impos­si­ble, les agen­ces régio­na­les de santé (ARS) pro­po­sent une autre solu­tion : regrou­per les gardes sur un dépar­te­ment et mutua­li­ser les équipes de nuit.

D’après la carte dévoi­lée par Le Figaro, les régions les plus attein­tes par ces fer­me­tu­res de lits seront l’Alsace, qui en verra dis­pa­raî­tre 14% (soit 728 lits), la Lorraine 13% (896 lits) et autant pour la Franche-Comté (420 lits). Numériquement, l’Ile-de-France est la région qui va logi­que­ment en perdre le plus avec 3.108 lits en moins, soit une baisse de 12%.

“La pla­ni­fi­ca­tion de l’offre de soins a conduit, depuis 1992, à une réduc­tion impor­tante du nombre de lits d’hos­pi­ta­li­sa­tion com­plète (-100.000 lits envi­ron)”, pou­vait-on déjà lire dans le rap­port Larcher.

Créés par la loi de santé 2016, les futurs grou­pe­ments hos­pi­ta­liers de ter­ri­toire (GHT) orga­ni­sent des mutua­li­sa­tions de moyens qui vont se tra­duire par des sup­pres­sions de lits, d’acti­vi­tés, et d’emplois. Les mesu­res de res­tric­tions bud­gé­tai­res annon­cées par le gou­ver­ne­ment dans la Fonction Publique Hospitalière d’ici 2017 cor­res­pon­dent à la sup­pres­sion de 22 000 postes !

En France, pour la pre­mière fois depuis les années 60, l’espé­rance de vie à la nais­sance a dimi­nué en 2015, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes, pour s’établir res­pec­ti­ve­ment à 78,9 ans et 85 ans, révèle l’Insee.

Les événement indé­si­ra­ble asso­cié aux soins (EIAS) aug­men­tent régu­liè­re­ment ces der­niè­res années. Pire les Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) ont dou­blés en un an en Ile de France.

Ainsi, à l’AP-HP, qui repré­sente 10% de la fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière avec ses 38 hôpi­taux, on est ainsi passé :
- sur l’outil OSIRIS de 39.086 EIAS en 2010, à 57.933 en 2014 (+ 48%).
- de 21 EIG en 2013, à 46 EIG en 2014, et 75 EIG en 2015

Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) : Évènement inat­tendu au regard de la prise en charge dont les consé­quen­ces ont un carac­tère de gra­vité pour le patient :
- gra­vité 4 : menace du pro­nos­tic vital, pas­sage en réa­ni­ma­tion et/ou au bloc opé­ra­toire
- gra­vité 5 : décès

Détails : http://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Evenement-inde­si­ra­ble-asso­cie-aux.html

Les fongicides dans l’eau potable aggraveraient la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs du CNRS

« L’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation » : telle est la conclusion d’une étude française publiée début février 2020 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les fongicides concernés sont des anilinopyrimidines, fréquemment retrouvés dans l’alimentation des Français et leur environnement.

Pour mimer cette contamination silencieuse, les chercheurs ont réalisé une expérience sur des souris transgéniques, modèles de la maladie d’Alzheimer, traités avec un cocktail des trois antifongiques (cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil) à la dose de 0.1 μg/L. Soit la dose réglementaire à ne pas dépasser dans l’eau potable selon la réglementation européenne.

« Les résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale » (une maladie cérébro-vasculaire fortement associée avec la maladie d’Alzheimer), peut-on lire dans un communiqué du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) évoquant cette étude.

Des liens entre pesticides et maladie d’Alzheimer ont déjà été soulignés. En octobre 2019, Reporterre avait interrogé le directeur de recherche au CNRS Pierre Rustin, qui donnait l’alerte sur la toxicité des pesticides SDHI. Il évoquait notamment une étude menée par un membre de son équipe :

Elle montre que des cellules humaines normales meurent en présence d’une faible concentration de SDHI, et que les cellules de patients Alzheimer meurent plus vite. Comme ce sont des maladies où les mitochondries ne marchent déjà pas bien, quand l’on ajoute des inhibiteurs touchant les mitochondries, on a une mort cellulaire encore plus rapide. »

18 février 2020

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

06 février 2020

RÉSULTATS SCIENTIFIQUES NEUROSCIENCE, COGNITION

Notre environnement est contaminé par de multiples résidus de pesticides dont l’impact à long terme sur la santé des populations est sujet à débats et inquiétudes. Afin de mimer cette exposition chronique à bas bruit, les chercheurs ont traité des souris transgéniques, modèle de la maladie d’Alzheimer avec un cocktail de composés antifongiques, à la dose réglementaire de 0.1 μg/L, présents dans l’eau de boisson. Les résultats, publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, montrent que l’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation.

L’emploi massif de pesticides entraîne une pollution de tous les milieux (air, eaux, sols) et une contamination des denrées alimentaires par de multiples résidus. Il est difficile de déterminer les effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition chronique à ces multiples résidus, c’est pourquoi il est important de mimer cette contamination silencieuse dans des modèles animaux. Le vaste choix de molécules présentes sur le marché allié à la multiplicité des combinaisons de résidus de pesticides peut vite compliquer la tâche. Cependant, une famille de composés antifongiques de la classe des anilinopyrimidines a particulièrement retenu l’attention des chercheurs étant donné la fréquence des résidus de cyprodinil, de mepanipyrim et de pyrimethanil retrouvés dans l’alimentation des français (Etude ANSES TDS2, 2011) et leur environnement.

Pour répondre à la question de l’impact de ces résidus sur la pathologie d’Alzheimer, les expériences ont consisté à mimer une exposition chimique à bas bruit. Des souris transgéniques J20, un modèle de la maladie d’Alzheimer et de l’angiopathie amyloïde cérébrale, ont été traitées par un cocktail des 3 antifongiques (cyprodinil, mepanipyrim et pyriméthanil) chacun à la dose de 0.1 μg/L (correspondant à 0.5 nM) dans l’eau de boisson, pendant 9 mois. La dose choisie est celle à ne pas dépasser dans l’eau potable (0.1 μg/L pour un pesticide et 0.5 μg/L en cocktail, selon la réglementation européenne n°98/83/CE révisée le 08/11/2018).

Les souris traitées au cocktail de pesticides à faibles doses présentent une forte augmentation du nombre et de la taille des plaques amyloïdes dans le cerveau, à la fois dans l’hippocampe et le cortex. Une aggravation des marqueurs de l’inflammation astrocytaire et microgliale a également été montrée, ainsi qu’un taux élevé de certaines interleukines dans le cerveau des animaux. Une étude dans le temps de l’apparition des plaques amyloïdes à 3, 6 et 9 mois a été réalisée par imagerie biphotonique. Les résultats montrent que les souris traitées aux pesticides ont une augmentation d’un facteur 18 du volume des agrégats amyloïdes vasculaires dans le cortex superficiel entre 6 et 9 mois d’âge. Ces plaques vasculaires sont réminiscentes d’une angiopathie amyloïde cérébrale.

Pour conclure, ces données montrent que les composés antifongiques de la famille des anilinopyrimidines aggravent les marqueurs principaux de la maladie d’Alzheimer, même à très faibles doses. Ces résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC). La présence d’AAC autour des vaisseaux sanguins conduit souvent à des hémorragies cérébrales, une comorbidité de la maladie d’Alzheimer.

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© Pierre-André Lafon & Véronique PerrierFigure :  Analyses des plaques amyloïdes dans le cortex superficiel des souris transgéniques J20, exposées à un cocktail de cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil à 0.1 µg/L pendant 9 mois, par microscopie à 2 photons. (A) Souris contrôles traitées par le solvant seul DMSO, et (B) souris traitées par le cocktail de pesticides, imagerie réalisée sur le même animal à 3, 6 et 9 mois post-traitement. Le dextran-FITC marque les vaisseaux sanguins en vert et les plaques amyloïdes sont marquées par le Methoxy-XO4, visualisé en rouge. Les flèches et pointes blanches indiquent la présence d’agrégats vasculaires, tandis que les ronds bleus indiquent les agrégats parenchymaux. (C) Quantification du nombre des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (D) Quantification du volume des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (Two-way ANOVA, * p ˂ 0.05, n=9). (images obtenues en collaboration équipe Dr. Jeanneteau, Plateforme IPAM, IGF, Montpellier).

Pour en savoir plus :

Fungicide Residues Exposure and β-amyloid Aggregation in a Mouse Model of Alzheimer’s Disease.
Lafon PA, Wang Y, Arango-Lievano M, Torrent J, Salvador-Prince L, Mansuy M, Mestre-Francès N, Givalois L, Liu J, Mercader JV, Jeanneteau F, Desrumaux C, Perrier V.
Environ Health Perspect. 2020 Jan;128(1):17011. doi: 10.1289/EHP5550Epub 2020 Jan 15

Laboratoire :

Laboratoire MMDN (Université de Montpellier/Inserm/EPHE)
Place Eugène Bataillon
34095 Montpellier Cedex 05

source: cnrs    https://insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/des-doses-reglementaires-de-fongicides-dans-leau-exacerbent-les-marqueurs-dalzheimer

80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides.

Image may contain: sky, cloud and outdoor, text that says '80% DES SOLS AGRICOLES SONT GORGÉS DE PESTICIDES. Selon une vaste étude, Pesticide residues in European agricultural soils hidden reality unfolded, dont les résultats ont été publiés en 2019 basta! www.bastamag.ne'

D’après des tests réalisés en septembre 2019 sur leurs cheveux, Catherine et Enya ont le corps imprégné de diverses molécules contenues dans des #pesticides. Citons par exemple le thiram, principe actif d’un fongicide intégré dans les semences de maïs. Neurotoxique, attaquant le foie, le sang et le système urinaire, il est interdit depuis quelques jours seulement. « Vu la quantité de maïs cultivée autour de chez elles, ce n’est pas très étonnant que l’on retrouve de tels produits », remarque l’agronome Hervé Gillet.

Les couloirs de ruissellement qui strient le terrain de Catherine ont-ils charrié des polluants venus de parcelles situées à plusieurs dizaines de kilomètres ? À cette éventualité s’ajoute la contamination des sols, problème fondamental selon Hervé Gillet, qui rappelle que lorsque les agriculteurs travaillent la terre, en période sèche, ils mettent en suspension quantité de poussières qui peuvent être gravement contaminées. Selon une vaste étude dont les résultats ont été publiés l’année dernière, 80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969718343420). Plus les particules sont fines, plus le risque de contamination est important.

#Agriculture #StopPesticides

52 pesticides sont présents dans l’air.

Ces résultats sont le fruit d’un long travail sur les bases de la fédération des associations régionales de surveillance de la qualité de l’air. L’association Générations Futures a étudié leurs résultats d’analyses entre 2002 et 2017.

Les pesticides ne polluent pas uniquement nos sols, nos rivières et notre alimentation. Ils contaminent aussi l’air que nous respirons. C’est le résultat d’une étude menée par Générations Futures. L’association a compilé les données recueillies dans 15 départements en France en 2017. Et le constat est alarmant ! Au total, 52 molécules ont été identifiées… au moins une fois dans l’air. Plus du quart de ces pesticides sont classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Et plus de la moitié sont reconnus comme perturbateurs endocriniens.

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Les quantités retrouvées sont très variées d’un lieu à l’autre. Mais à quelle dose exactement ces pesticides dans l’air sont-ils nocifs pour notre santé ? « Il n’y a pas de normes pour les pesticides dans l’air, on ne sait pas à quoi comparer ces concentrations», explique François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures. « Mais on sait que pour les perturbateurs endocriniens, c’est pas forcément une question de dose. Il y a des études épidémiologiques qui montrent que des femmes enceintes exposées à des pesticides par leur environnement aérien, par l’air, par les cultures proches, sont plus à risque d’avoir un enfant autiste ».

Un insecticide interdit retrouvé dans l’air

Parmi les pesticides les plus retrouvés dans nos régions, il y a les herbicides comme le pendiméthaline. Plus inquiétant, le lindane a été retrouvé plus de 200 fois dans l’air. Or, cet insecticide classé cancérogène pour l’homme est interdit en agriculture depuis 1998…

« Ce produit est très persistant et à chaque fois qu’il y a une sécheresse, que la terre est retravaillée, il y a des particules qui repartent dans l’air. Des années et des dizaines d’années après. Ce sont des produits qui vont mettre des décennies à se dégrader», ajoute François Veillerette. « C’est pour ça que l’on arrive à retrouver des produits interdits dans l’atmosphère. Il est urgent de prendre des décisions de retrait pour les substances dangereuses, parce que quand on perd du temps, on ajoute encore à ce temps de dégradation qui est parfois long pour certains produits » .

À la différence des particules fines émises par les véhicules diesel, les pesticides ne font pas l’objet d’une surveillance réglementaire dans l’air… Seules des limites à ne pas dépasser existent dans l’eau et l’alimentation…

Allodocteurs.fr

 

Grâce au cannabis, 93% des personnes âgées pourraient se passer de médicaments

Ce n’est pas le dealer d’en bas qui le dit, mais une étude américaine de l’Institut National de la Santé : l’usage thérapeutique réduit les prescriptions d’antalgiques et les effets secondaires.

Faut-il le rappeler ? En France, la consommation de cannabis est interdite et l’usage médicinal n’existe pas. Aux États-Unis par contre, 13 États l’ont autorisé et à en croire les statistiques, la consommation d’herbe a carrément augmenté chez les seniors. Une tendance à la détente au soleil en regardant ses Bitcoins fructifier ? Non : une façon de combattre les douleurs ou d’accompagner les traitements contre le cancer.

Dissiper les fumisteries. Pour vérifier si cet usage était efficace, une équipe du National Institutes of Health a surveillé entre 2015 et 2017 plus de 2 700 patients de plus de 65 ans ayant reçu ce type de prescription.

Au bout de six mois de traitement au cannabis, 93,7 % de ces sexagénaires déclaraient moins ressentir leurs douleurs chroniques.

Un gain de bien-être pratiquement sans effets indésirables : de légers vertiges et la sensation d’assèchement de la bouche chez moins de 10% d’entre eux. Presque tous affirmaient avoir une vie meilleure en ayant réduit les doses d’antalgique, voire en s’en débarrassant entièrement pour 18,1 % d’entre eux. Car c’est bien le soucis : les personnages âgées, plus médicalisées, ont des consommations d’opioïde très fortes.

Ne pas fumer tue. Loin d’être inoffensive, la prise de ces médicaments « painkiller » serait même sans cesse croissante si l’on en croit le rapport de l’observatoire français des médicaments antalgiques. Une bonne alternative donc que le recours aux cannabinoïdes dont la molécule de THC agit en apaisant le système nerveux central comme le recoupe l’étude équivalente réalisée en Israël par l’Université de Ben Gourion. Voilà qui devrait filer un nouveau travail au sein de nos EHPAD et maisons de retraite : rouler les joints ou préparer les space cakes.

Comme si cela ne suffisait pas, on commence même à évoquer que la marijuanapourrait retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer en éliminant une protéine toxique liée. D’autres rappellent que la weed participe à améliorer le sommeil et lutter contre les glaucomes (maladie de l’œil). Bref, maintenant que l’usage thérapeutique pour les seniors est démontré, on dirait que tout le monde veut faire tourner.

 

source: https://detours.canal.fr/grace-cannabis-93-personnes-agees-pourraient-se-passer-de-medicaments/?fbclid=IwAR2R49Gc3VtV_BlbC-pviSzeFgrmuf0uWWyVFWt8FfcP5IY-Cvj27I_T0rI

100 entreprises responsables de plus de 70 % des émissions mondiales de carbone

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Selon un rapport de l’ONG internationale Carbon Disclosure Project, plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre émaneraient de seulement 100 entreprises.

Gaz à effet de serre

CARBONE. À elles seules, 100 entreprises seraient responsables de 71 % des émissions globales de gaz à effet de serre… et sans surprise, il s’agit principalement d’industries pétrolières : c’est ce que révèle un rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) réalisé en collaboration avec le Climate Accountability Institute (CAI). Il s’appuie sur des données publiques s’étendant de 1988 à 2015. Une répartition d’autant plus disproportionnée que les 25 premières firmes du classement sont responsables de la moitié des émissions globales. Pour l’ONG, l’enjeu est désormais d’appeler les investisseurs, privés ou publics, à davantage de conscience environnementale en ne finançant pas les entreprises qui misent encore sur l’énergie fossile.

Des émissions estimées à partir de la production

“Agir pour le climat n’est plus uniquement le fait des politiques”, affirme Pedro Faria, directeur technique de CDP et auteur du rapport. “C’est aussi un mouvement porté par le public […], soutenu par les quantités croissantes de données ouvertement accessibles.” Car les chiffres officiels des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont souvent recensées à large échelle, au niveau national par chaque pays. C’est afin d’offrir une vision différente que le CAI constitue sa propre base de données reliant émissions et sociétés, appelée “Carbon Majors”.

CALCUL. Pour son calcul des émissions de GES, l’ONG recourt à une méthode publiée en 2006 par le GIEC. Elle estime ainsi les émissions de chaque société à partir des chiffres de sa production, le plus souvent disponibles publiquement par exemple à travers des rapports annuels. La méthodologie distingue notamment différentes typologies d’hydrocarbures ou de charbons produits, ou encore le type d’application (par exemple, chauffage ou métallurgie).

Rediriger les investissements financiers pour décarboner l’économie

“Sur les 635 milliards de tonnes d’équivalent CO2 issues des 100 plus gros producteurs, 32% peuvent être rattachés à des investissements publics, 9% à des investissements privés, et même 59% à des investissements nationaux”, alerte le rapport. Parmi les sociétés privées les plus émettrices, on compte sans surprise ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, Peabody, Total, ou BHP Billiton. Du côté des entreprises nationalisés, on compte évidemment l’Arabie Saoudite, la Russie, la Chine, ou encore l’Inde, avec Saudi Aramco, Gazprom, National Iranian Oil, Coal India, Pemex, et CNPC (PetroChina). Enfin, la production de charbon en Chine a été agrégée en incluant divers acteurs comme Shenhua Group, Datong Coal Mine Group, ou encore China National Coal Group. Au total, le charbon chinois est responsable de plus de 14% des émissions globales de gaz à effet de serre !

DÉSINVESTISSEMENTS. Une telle initiative s’inscrit dans le sillage du mouvement “Divest-Invest”, qui incite les institutions et les personnes à se désengager de leurs investissements dans les combustibles fossiles à haute intensité carbone, afin d’accélérer la transition énergétique vers des énergies propres. Car c’est aussi la quête de rentabilité des investisseurs, publics ou pricés, qui les fait miser sur le fossile… au péril de l’environnement.

Guide des produits avec OGM

Greenpeace nous présente sa définition et les risques qu’il pense lier aux OGM!

Qu’est-ce qu’un OGM?

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant créé artificiellement par manipulation génétique. Les plus récentes techniques en génie génétique consistent à prélever un ou plusieurs gènes d’un organisme vivant (virus, bactérie, animal, végétal) pour le ou les gre≠er dans le patrimoine génétique d’un autre organisme. C’est ce que l’on nomme aussi la transgénèse. Par exemple, on prélève un gène de bactérie pour l’introduire dans le maïs afin qu’il produise un pesticide. À la di≠érence des techniques traditionnelles d’amélioration des variétés agricoles, la transgénèse permet de franchir la barrière entre les espèces et de construire de nouveaux organismes vivants jusqu’à présent inconnus dans la nature.

Les risques liés aux OGM

• Les risques écologiques sont irréversibles et encore très mal évalués. Parmi ces dangers, citons la perte de biodiversité, l’augmentation de l’utilisation des pesticides, l’apparition d’espèces envahissantes, l’élimination des insectes et autres organismes bénéfiques. • Les risques sanitaires à long terme sont méconnus (risques d’allergie, augmentation de la résistance aux antibiotiques, etc.).

Pour toutes ces raisons, Greenpeace s’oppose à toute dissémination d’OGM dans l’environnement ! Pour plus de renseignements, consultez le dossier OGM sur notre site Internet : http://www.greenpeace.ca

Liste non exhaustive des produits contenant des OGM en France et en Europe.

Boissons 

  • Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
  • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
  • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes.
  • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
  • Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés 

  • Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
  • Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
  • Les produits Brossard et Savane.
  • Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
  • Les chewing-gums Hollywood et Malabar.
  • Les barres de chocolat Bounty.
  • Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
  • Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
  • Les yaourts Yoplait.

Hygiène et entretien 

  • Les couches pour bébé Pampers.
  • Les protections féminines de la marque Always.
  • Les gels douche, shampooings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona et Timotei.
  • Les dentifrices Signal.
  • Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
  • Les désodorisants Febreze.

Produits salés 

  • Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
  • Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
  • Les spécialités fromagères Philadelphia.
  • Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
  • Les pains Jacquet.
  • Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
  • Les préparations mexicaines Old El Paso.
  • Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
  • Les produits Uncle Ben’s.

 

Pour ceux qui souhaitent voir le guide de Greenpeace dans son intégralité :https://secured-static.greenpeace.org/canada/Global/canada/report/2009/9/guideogm.pdf

source : sain et naturel

l’Institut national de recherche agronomique valide la rentabilité de la permaculture!

La luxuriante Ferme du Bec Hellouin, dans l’Eure, apparaît comme un modèle français de permaculture. Pour la première fois, une étude scientifique se penche sur sa viabilité économique. Réponse en images…

Produire à la main une profusion de légumes et de fruits sur une terre ingrate qui n’a jamais été cultivée depuis le néolithique… Voilà qui donne espoir pour la mise en culture de sols dégradés ou désertifiés de par le monde ! C’est le pari de la Ferme Biologique du Bec Hellouin, haut lieu depuis 2006 d’une forme de culture originale inspirée de la permaculture et du maraîchage biointensif.

Très peu mécanisé, sur une très petite surface cultivée, positionné sur des circuits courts, ce modèle suscite un fort intérêt. Mais est-il économiquement viable? C’est à cette question qu’a répondu l’étude coordonnée par François Léger sur quatre ans (1).

Quatre années d’étude pour valider une hypothèse

Réalisée en conditions réelles de production et de vente, l’étude a été menée de 2011 à 2015.A partir des données récoltées (voir encadré 1), les modélisations montrent que, en fonction du niveau d’investissement et d’intensification, 1000 m2 (2) dégagent un revenu horaire variant de 5,4 à 9,5 € pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures. Le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 € suivant le niveau d’investissement, apparait tout à fait acceptable, voire supérieur, au regard des références couramment admises en maraîchage biologique diversifié (3).

Un facteur clé : une très petite surface très soignée

Pour François Léger, le facteur clé de cette réussite est l’intensification : cultiver une très petite surface avec le maximum de soin et de productivité, sans perdre d’espace ni de temps de culture.

Mais  il ne faut pas oublier que les 1000 m2 étudiés s’insèrent dans un environnement influent : 20 ha en tout, dont des arbres et des haies qui hébergent des auxiliaires de culture et séquestrent du carbone dans les sols, des pâtures, un ruisseau et des mares qui contribuent à créer un microclimat favorable… Ces bénéfices écologiques font l’objet d’un nouveau programme de recherche qui a débuté en 2015.

Quelques principes de base mêlant plusieurs inspirations

La démarche de la Ferme du Bec Hellouin se base sur une combinaison de principes cohérents issus de la permaculture (4) et du micromaraîchage biologique intensif (5) :

  • Pas de produits phytosanitaires, pas d’engrais de synthèse, mais du compost (pour entretenir la fertilité du sol) et du paillage (pour entre autres retenir l’eau).
  • Pas ou peu de mécanisation.
  • Plusieurs types de buttes et plates-bandes cultivables toute l’année.
  • Grande diversité de production.
  • Associations d’espèces pour explorer la verticalité, cultures relais (une culture démarre avant la fin de la précédente).
  • Agroforesterie (vergers maraîchers).
  • Optimisation de la circulation dans la ferme pour gagner du temps de travail : par exemple, la réorganisation du « jardin Mandala » d’une forme de spirale à une forme en rayons a eu un effet spectaculaire !
  • Commercialisation en circuits courts : paniers hebdomadaires, vente à des magasins bio, à des restaurateurs

L’esprit d’innovation et d’expérimentation

Campagnole, développée et commercialisée par La Fabriculture et la Ferme du Bec Hellouin.. © Institut Sylva, Institut Sylva
Campagnole, développée et commercialisée par La Fabriculture et la Ferme du Bec Hellouin.© Institut Sylva, Institut Sylva

L’expérience et la capacité d’apprentissage en continu sont absolument déterminantes. Optimiser un outil par exemple peut faire gagner un temps précieux : la « Campagnole » a été inventée à la ferme du Bec Hellouin. C’est une sorte de grelinette (6) améliorée qui permet sans trop d’effort de décompacter le sol avant le semis. De même, le semoir Coleman permet de faire des semis en rangées très serrées.

Une étude à portée plus large

Les résultats de l’étude menée à la Ferme du Bec Hellouin vont alimenter des modèles de fonctionnement de microfermes, élargissant ainsi le champ de réflexion. Ce travail fait l’objet d’une thèse en cours à l’UMR SADAPT. Ce modèle économique apparait réaliste pour les porteurs de projets sans assise foncière et à faible capacité d’investissement. Ce type de structure se développe à grande vitesse et la demande de références est énorme.

La demande est forte aussi dans les villes. Jardins urbains partagés, végétalisation des villes, la demande d’expertise de projets explose.  « Peut-être verrons-nous éclore une microferme au cœur d’une cité HLM, comme dans le projet de Tours sur lequel je travaille actuellement » conclut François Léger.

 (1) François Léger, UMR SADAPT (Inra-AgroParisTech). Etude menée avec laferme du Bec Hellouin  et l’Institut Sylva.                                                                                                                                                                                  (2) 1000 m2 est par hypothèse la surface optimale pouvant être cultivée à la main par une seule personne avec un maximum de soin.                                                                                                                                                                                                                                                (3) 1280 € est le chiffre avancé par la chambre d’agriculture de Haute Normandie pour la “Création d’activité en maraîchage biologique et vente directe”.                                                                                                                                 (4) Permaculture : cadre conceptuel souple visant à créer un réseau de relations bénéfiques entre tous les composants d’un écosystème, invitant à « dessiner comme la nature ».                                                                           (5) Maraîchage biointensif, références : Eliot Coleman, John Jeavons, voir encadré 3.                                                  (6) La grelinette permet d’ameublir la terre sans la retourner, contrairement à une bêche, en préservant ainsi l’écosystème du sol. Elle a été inventée par André Grelin en 1963.

entée par André Grelin en 1963.

Contact(s) scientifique(s) :
François Léger UMR1048 SADAPT Sciences pour l’Action et le Développement : Activités, Produits, Territoires Département(s) associé(s) : Sciences pour l’action et le développement, Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement Centre(s) associé(s) :Versailles-Grignon

 

Ferme de Bec Hellouin (Eure). Vue de la serre, avec un poulailler installé en terrasse, donnant de la chaleur aux cultures situées en dessous.. © Inra, Pascale Mollier LA COMPOSITION DE L’UNITÉ TYPE DE 1000 M2
Les 1000 m² de cultures sont situés dans la partie la plus soignée et la plus intensive de la ferme du Bec Hellouin. Il s’agit d’un ensemble de plusieurs secteurs, comprenant 421 m2 de serres, 116 + 117 m2 de cultures en plein champ en agroforesterie, et un « jardin Mandala » de 378 m2 (formé de buttes rondes, cultivé de manière moins intensive). Pas moins de 76 types de cultures sont réalisés dans cet espace, dont 69 types de légumes, légumes-fruits, -racines ou -feuilles, mini-légumes et 17 types d’herbes aromatiques et fleurs. Les mini-légumes sont récoltés plus vite et cultivés plus dense. Ils sont bien adaptés à la consommation de petites familles et à la restauration gastronomique.
Cette unité de 1000 m2 fait partie d’un tout écologique au sein de 20 ha, dont 12 ha de bois, 4000 à 7000 m2 de cultures maraichères (légumes de plein champ : courge, pomme de terre, navet, carotte, etc.), des pré-vergers et des forêts-jardins (forêt plantée d’espèces comestibles).
Voir le rapport final de l’étude :
Rapport final Bec Hellouin

Portrait François Léger.  Unité de recherche SADAPT (Inra-AgroParisTech. © Inra, Pascale Mollier             IL ÉTAIT IMPORTANT DE PRODUIRE DES CHIFFRES

« Les projets en maraîchage sur de très petites surfaces, avec des investissements limités, mettant en œuvre des pratiques agroécologiques, en circuits courts, se multiplient depuis quelques années. Produire des chiffres sur ce type de système est important dès lors qu’ils n’étaient pas disponibles jusqu’à présent. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces chiffres ont été obtenus à partir de données recueillies sur une seule ferme tout à fait singulière. Il n’est guère envisageable d’atteindre dès l’installation le niveau d’efficacité productive de la ferme du Bec Hellouin. Les chiffres doivent donc être pris avec précaution. Ce sont les pistes sur les conditions de la viabilité identifiées dans cette étude pluriannuelle qui sont intéressantes, autant, voire plus, que ces chiffres », souligne François Léger.

Couverture du livre : Permaculture, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer. 2014. Ed Acte Sud.. © Inra, Pascale Mollier                                            POUR EN SAVOIR PLUS

« La ferme du Bec Hellouin est conçue comme un tableau. Notre but est poétique, esthétique […] Donner le primat à la beauté nous semble une évidence. La beauté est une nourriture aussi essentielle que le pain ». De leurs expériences de navigateur, de juriste international, de leurs voyages, jusqu’au métier de paysan, les fondateurs de la ferme, Charles et Perrine Hervé-Gruyer, racontent leur parcours et la construction progressive d’une ferme luxuriante, comme le creuset d’inspirations venant du monde entier.

“Permaculture, guérir la terre, nourrir les hommes”, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer. 2014. Editions Actes Sud.

Des chercheurs démontrent que l’agriculture biologique peut largement nourrir la planète.

Une étude complète et approfondie met fin aux idées erronées selon lesquelles l’agriculture biologique ne peut pas nourrir  le monde, parce qu’elle aboutirait à de trop faibles rendements et que les fertilisants organiques seraient insuffisants.

Les rendements en agriculture biologique dépassent ceux de l’agriculture conventionnelle.

Les rapports de rendement sont récapitulés dans le tableau 1 et sont groupés dans 10 catégories qui couvrent les principales productions végétales et animales qui composent les régimes alimentaires des êtres humains.

Tableau 1.

Rapports de rendement entre agriculture biologique et agriculture conventionnelle.

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Comme on peut le voir, les rendements moyens de l’agriculture biologique et de l’agriculture non biologique sont à peu près identiques dans les pays développés (B), mais c’est dans les pays en voie de développement (C) que les gains de l’agriculture biologique sont les plus évidents : là où précisément les besoins alimentaires sont les plus importants et où les agriculteurs ne peuvent justement pas se payer les engrais et les pesticides de synthèse qui sont trop onéreux.

Les rapports de rendements, entre l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle, se situent dans la plage de 1,6 à 4,0. Le rapport moyen pour tous les produits alimentaires au niveau mondial est de 1,3.

L’agriculture biologique peut fournir largement plus d’aliments qu’il n’en faut pour nourrir tout le monde.

L’équipe de recherche a établi deux modèles de production alimentaire au niveau mondial. Le modèle 1 est conservateur et il applique les rapports de rendement qui dérivent des études effectuées dans les pays développés, à la totalité des surfaces agricoles utiles au plan mondial. Le modèle 2, plus réaliste, applique les rapports de rendement déterminés pour les pays développés et pour les pays en voie de développement, pour chacune des zones concernées par ces modes de production.

Les calories par habitant, résultant des modèles étudiés, sont estimées en multipliant les rendements moyens, par des évaluations de la FAO qui concernent le contenu calorifique dans la catégorie d’aliment concernée.

La quantité de nourriture disponible dans le modèle 1 est plus ou moins la même que celle qui est disponible actuellement. Le gain principal est obtenu en réduisant les intrants massifs d’énergie et de combustibles et carburants fossiles, et en évitant tous les dommages collatéraux de l’agriculture conventionnelle. Il résulte du modèle 2, des gains réels qui vont de 1,3 à 2,9 fois le montant total qui résulte de l’addition des divers aliments disponibles.

Les deux modèles prouvent que l’agriculture biologique pourrait supporter la population humaine actuelle. En termes d’apport calorique quotidien, les approvisionnements alimentaires actuels du monde, après défalcation des pertes après récolte, fournissent 2.786 kcal/jour par habitant. La moyenne des besoins pour un adulte en bonne santé se situe entre 2.200 et 2.500.

Le modèle 1 assure 2.641 kcal/jour, au-dessus du niveau recommandé (soit 94.8 pour cent du niveau actuel). Le modèle 2 assure 4.381 kcal/jour, soit encore 157,3 pour cent de ce qui est actuellement disponible. Ainsi, les productions de l’agriculture biologique ont le potentiel de supporter une population humaine sensiblement plus grande que celle qui existe aujourd’hui.