HÔPITAUX : LE MINISTÈRE VA SUPPRIMER 16.000 LITS ET 22.000 POSTES

carte fermetures lits hopitaux

4 avril 2016

100.000 lits fermés en dix ans, un premier recul de l’espérance de vie en 2015, mais le gouvernement décide de continuer à fermer petits hôpitaux et petites maternités ! Depuis deux ans, les erreurs de soins se multiplient, mais l’administration renforce “un cercle vicieux de surcharge qui épuise les professionnels et désorganise les services” (expertise SECAFI APHP mars 2016)

Dans le cadre du plan de redres­se­ment des finan­ces publi­ques, le gou­ver­ne­ment a demandé aux hôpi­taux de réa­li­ser 3 mil­liards d’euros d’économies en trois ans, en fer­mant 10 % des lits en chi­rur­gie et méde­cine actuel­le­ment dis­po­ni­bles, soit 16.000 lits à fermer.

De telles restruc­tu­ra­tions ne pour­ront pas se faire sans tou­cher aux effec­tifs, car la masse sala­riale repré­sente 65 % du budget des établissements hos­pi­ta­liers. Ainsi, dans les hôpi­taux AP-HP, 2.353 emplois sta­tu­tai­res ont été sup­pri­més en 4 ans (rem­pla­cés par seu­le­ment 1.200 contrac­tuels), car chaque année l’AP-HP doit économiser 140 mil­lions de plus.

L’ONDAM, objec­tif natio­nal des dépen­ses d’assu­rance mala­die, est le mon­tant pré­vi­sion­nel établi annuel­le­ment pour les dépen­ses de l’assu­rance mala­die en France. Un ONDAM volon­tai­re­ment infé­rieur à l’infla­tion ces der­niè­res années a entrainé un défi­cit cumulé des 32 CHU Centre Hospitaliers Universitaires, qui dépasse les 200 mil­lions pour l’exer­cice de l’année 2014 : plans d’économies, plans de retour à l’équilibre, “effi­cience” condui­sent à des sup­pres­sions de postes et des fer­me­tu­res de lits dans tous les hôpi­taux. En 2016, l’ONDAM a été baissé à 1,75% (contre 2,1% en 2015) pour accé­lé­rer les fer­me­tu­res.

Quand la sup­pres­sion d’un ser­vice hos­pi­ta­lier est impos­si­ble, les agen­ces régio­na­les de santé (ARS) pro­po­sent une autre solu­tion : regrou­per les gardes sur un dépar­te­ment et mutua­li­ser les équipes de nuit.

D’après la carte dévoi­lée par Le Figaro, les régions les plus attein­tes par ces fer­me­tu­res de lits seront l’Alsace, qui en verra dis­pa­raî­tre 14% (soit 728 lits), la Lorraine 13% (896 lits) et autant pour la Franche-Comté (420 lits). Numériquement, l’Ile-de-France est la région qui va logi­que­ment en perdre le plus avec 3.108 lits en moins, soit une baisse de 12%.

“La pla­ni­fi­ca­tion de l’offre de soins a conduit, depuis 1992, à une réduc­tion impor­tante du nombre de lits d’hos­pi­ta­li­sa­tion com­plète (-100.000 lits envi­ron)”, pou­vait-on déjà lire dans le rap­port Larcher.

Créés par la loi de santé 2016, les futurs grou­pe­ments hos­pi­ta­liers de ter­ri­toire (GHT) orga­ni­sent des mutua­li­sa­tions de moyens qui vont se tra­duire par des sup­pres­sions de lits, d’acti­vi­tés, et d’emplois. Les mesu­res de res­tric­tions bud­gé­tai­res annon­cées par le gou­ver­ne­ment dans la Fonction Publique Hospitalière d’ici 2017 cor­res­pon­dent à la sup­pres­sion de 22 000 postes !

En France, pour la pre­mière fois depuis les années 60, l’espé­rance de vie à la nais­sance a dimi­nué en 2015, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes, pour s’établir res­pec­ti­ve­ment à 78,9 ans et 85 ans, révèle l’Insee.

Les événement indé­si­ra­ble asso­cié aux soins (EIAS) aug­men­tent régu­liè­re­ment ces der­niè­res années. Pire les Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) ont dou­blés en un an en Ile de France.

Ainsi, à l’AP-HP, qui repré­sente 10% de la fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière avec ses 38 hôpi­taux, on est ainsi passé :
- sur l’outil OSIRIS de 39.086 EIAS en 2010, à 57.933 en 2014 (+ 48%).
- de 21 EIG en 2013, à 46 EIG en 2014, et 75 EIG en 2015

Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) : Évènement inat­tendu au regard de la prise en charge dont les consé­quen­ces ont un carac­tère de gra­vité pour le patient :
- gra­vité 4 : menace du pro­nos­tic vital, pas­sage en réa­ni­ma­tion et/ou au bloc opé­ra­toire
- gra­vité 5 : décès

Détails : http://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Evenement-inde­si­ra­ble-asso­cie-aux.html

Les fongicides dans l’eau potable aggraveraient la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs du CNRS

« L’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation » : telle est la conclusion d’une étude française publiée début février 2020 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les fongicides concernés sont des anilinopyrimidines, fréquemment retrouvés dans l’alimentation des Français et leur environnement.

Pour mimer cette contamination silencieuse, les chercheurs ont réalisé une expérience sur des souris transgéniques, modèles de la maladie d’Alzheimer, traités avec un cocktail des trois antifongiques (cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil) à la dose de 0.1 μg/L. Soit la dose réglementaire à ne pas dépasser dans l’eau potable selon la réglementation européenne.

« Les résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale » (une maladie cérébro-vasculaire fortement associée avec la maladie d’Alzheimer), peut-on lire dans un communiqué du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) évoquant cette étude.

Des liens entre pesticides et maladie d’Alzheimer ont déjà été soulignés. En octobre 2019, Reporterre avait interrogé le directeur de recherche au CNRS Pierre Rustin, qui donnait l’alerte sur la toxicité des pesticides SDHI. Il évoquait notamment une étude menée par un membre de son équipe :

Elle montre que des cellules humaines normales meurent en présence d’une faible concentration de SDHI, et que les cellules de patients Alzheimer meurent plus vite. Comme ce sont des maladies où les mitochondries ne marchent déjà pas bien, quand l’on ajoute des inhibiteurs touchant les mitochondries, on a une mort cellulaire encore plus rapide. »

18 février 2020

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

06 février 2020

RÉSULTATS SCIENTIFIQUES NEUROSCIENCE, COGNITION

Notre environnement est contaminé par de multiples résidus de pesticides dont l’impact à long terme sur la santé des populations est sujet à débats et inquiétudes. Afin de mimer cette exposition chronique à bas bruit, les chercheurs ont traité des souris transgéniques, modèle de la maladie d’Alzheimer avec un cocktail de composés antifongiques, à la dose réglementaire de 0.1 μg/L, présents dans l’eau de boisson. Les résultats, publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, montrent que l’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation.

L’emploi massif de pesticides entraîne une pollution de tous les milieux (air, eaux, sols) et une contamination des denrées alimentaires par de multiples résidus. Il est difficile de déterminer les effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition chronique à ces multiples résidus, c’est pourquoi il est important de mimer cette contamination silencieuse dans des modèles animaux. Le vaste choix de molécules présentes sur le marché allié à la multiplicité des combinaisons de résidus de pesticides peut vite compliquer la tâche. Cependant, une famille de composés antifongiques de la classe des anilinopyrimidines a particulièrement retenu l’attention des chercheurs étant donné la fréquence des résidus de cyprodinil, de mepanipyrim et de pyrimethanil retrouvés dans l’alimentation des français (Etude ANSES TDS2, 2011) et leur environnement.

Pour répondre à la question de l’impact de ces résidus sur la pathologie d’Alzheimer, les expériences ont consisté à mimer une exposition chimique à bas bruit. Des souris transgéniques J20, un modèle de la maladie d’Alzheimer et de l’angiopathie amyloïde cérébrale, ont été traitées par un cocktail des 3 antifongiques (cyprodinil, mepanipyrim et pyriméthanil) chacun à la dose de 0.1 μg/L (correspondant à 0.5 nM) dans l’eau de boisson, pendant 9 mois. La dose choisie est celle à ne pas dépasser dans l’eau potable (0.1 μg/L pour un pesticide et 0.5 μg/L en cocktail, selon la réglementation européenne n°98/83/CE révisée le 08/11/2018).

Les souris traitées au cocktail de pesticides à faibles doses présentent une forte augmentation du nombre et de la taille des plaques amyloïdes dans le cerveau, à la fois dans l’hippocampe et le cortex. Une aggravation des marqueurs de l’inflammation astrocytaire et microgliale a également été montrée, ainsi qu’un taux élevé de certaines interleukines dans le cerveau des animaux. Une étude dans le temps de l’apparition des plaques amyloïdes à 3, 6 et 9 mois a été réalisée par imagerie biphotonique. Les résultats montrent que les souris traitées aux pesticides ont une augmentation d’un facteur 18 du volume des agrégats amyloïdes vasculaires dans le cortex superficiel entre 6 et 9 mois d’âge. Ces plaques vasculaires sont réminiscentes d’une angiopathie amyloïde cérébrale.

Pour conclure, ces données montrent que les composés antifongiques de la famille des anilinopyrimidines aggravent les marqueurs principaux de la maladie d’Alzheimer, même à très faibles doses. Ces résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC). La présence d’AAC autour des vaisseaux sanguins conduit souvent à des hémorragies cérébrales, une comorbidité de la maladie d’Alzheimer.

figure
© Pierre-André Lafon & Véronique PerrierFigure :  Analyses des plaques amyloïdes dans le cortex superficiel des souris transgéniques J20, exposées à un cocktail de cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil à 0.1 µg/L pendant 9 mois, par microscopie à 2 photons. (A) Souris contrôles traitées par le solvant seul DMSO, et (B) souris traitées par le cocktail de pesticides, imagerie réalisée sur le même animal à 3, 6 et 9 mois post-traitement. Le dextran-FITC marque les vaisseaux sanguins en vert et les plaques amyloïdes sont marquées par le Methoxy-XO4, visualisé en rouge. Les flèches et pointes blanches indiquent la présence d’agrégats vasculaires, tandis que les ronds bleus indiquent les agrégats parenchymaux. (C) Quantification du nombre des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (D) Quantification du volume des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (Two-way ANOVA, * p ˂ 0.05, n=9). (images obtenues en collaboration équipe Dr. Jeanneteau, Plateforme IPAM, IGF, Montpellier).

Pour en savoir plus :

Fungicide Residues Exposure and β-amyloid Aggregation in a Mouse Model of Alzheimer’s Disease.
Lafon PA, Wang Y, Arango-Lievano M, Torrent J, Salvador-Prince L, Mansuy M, Mestre-Francès N, Givalois L, Liu J, Mercader JV, Jeanneteau F, Desrumaux C, Perrier V.
Environ Health Perspect. 2020 Jan;128(1):17011. doi: 10.1289/EHP5550Epub 2020 Jan 15

Laboratoire :

Laboratoire MMDN (Université de Montpellier/Inserm/EPHE)
Place Eugène Bataillon
34095 Montpellier Cedex 05

source: cnrs    https://insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/des-doses-reglementaires-de-fongicides-dans-leau-exacerbent-les-marqueurs-dalzheimer

80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides.

Image may contain: sky, cloud and outdoor, text that says '80% DES SOLS AGRICOLES SONT GORGÉS DE PESTICIDES. Selon une vaste étude, Pesticide residues in European agricultural soils hidden reality unfolded, dont les résultats ont été publiés en 2019 basta! www.bastamag.ne'

D’après des tests réalisés en septembre 2019 sur leurs cheveux, Catherine et Enya ont le corps imprégné de diverses molécules contenues dans des #pesticides. Citons par exemple le thiram, principe actif d’un fongicide intégré dans les semences de maïs. Neurotoxique, attaquant le foie, le sang et le système urinaire, il est interdit depuis quelques jours seulement. « Vu la quantité de maïs cultivée autour de chez elles, ce n’est pas très étonnant que l’on retrouve de tels produits », remarque l’agronome Hervé Gillet.

Les couloirs de ruissellement qui strient le terrain de Catherine ont-ils charrié des polluants venus de parcelles situées à plusieurs dizaines de kilomètres ? À cette éventualité s’ajoute la contamination des sols, problème fondamental selon Hervé Gillet, qui rappelle que lorsque les agriculteurs travaillent la terre, en période sèche, ils mettent en suspension quantité de poussières qui peuvent être gravement contaminées. Selon une vaste étude dont les résultats ont été publiés l’année dernière, 80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969718343420). Plus les particules sont fines, plus le risque de contamination est important.

#Agriculture #StopPesticides

52 pesticides sont présents dans l’air.

Ces résultats sont le fruit d’un long travail sur les bases de la fédération des associations régionales de surveillance de la qualité de l’air. L’association Générations Futures a étudié leurs résultats d’analyses entre 2002 et 2017.

Les pesticides ne polluent pas uniquement nos sols, nos rivières et notre alimentation. Ils contaminent aussi l’air que nous respirons. C’est le résultat d’une étude menée par Générations Futures. L’association a compilé les données recueillies dans 15 départements en France en 2017. Et le constat est alarmant ! Au total, 52 molécules ont été identifiées… au moins une fois dans l’air. Plus du quart de ces pesticides sont classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Et plus de la moitié sont reconnus comme perturbateurs endocriniens.

banier sante environement-4 copy

Les quantités retrouvées sont très variées d’un lieu à l’autre. Mais à quelle dose exactement ces pesticides dans l’air sont-ils nocifs pour notre santé ? « Il n’y a pas de normes pour les pesticides dans l’air, on ne sait pas à quoi comparer ces concentrations», explique François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures. « Mais on sait que pour les perturbateurs endocriniens, c’est pas forcément une question de dose. Il y a des études épidémiologiques qui montrent que des femmes enceintes exposées à des pesticides par leur environnement aérien, par l’air, par les cultures proches, sont plus à risque d’avoir un enfant autiste ».

Un insecticide interdit retrouvé dans l’air

Parmi les pesticides les plus retrouvés dans nos régions, il y a les herbicides comme le pendiméthaline. Plus inquiétant, le lindane a été retrouvé plus de 200 fois dans l’air. Or, cet insecticide classé cancérogène pour l’homme est interdit en agriculture depuis 1998…

« Ce produit est très persistant et à chaque fois qu’il y a une sécheresse, que la terre est retravaillée, il y a des particules qui repartent dans l’air. Des années et des dizaines d’années après. Ce sont des produits qui vont mettre des décennies à se dégrader», ajoute François Veillerette. « C’est pour ça que l’on arrive à retrouver des produits interdits dans l’atmosphère. Il est urgent de prendre des décisions de retrait pour les substances dangereuses, parce que quand on perd du temps, on ajoute encore à ce temps de dégradation qui est parfois long pour certains produits » .

À la différence des particules fines émises par les véhicules diesel, les pesticides ne font pas l’objet d’une surveillance réglementaire dans l’air… Seules des limites à ne pas dépasser existent dans l’eau et l’alimentation…

Allodocteurs.fr

 

Grâce au cannabis, 93% des personnes âgées pourraient se passer de médicaments

Ce n’est pas le dealer d’en bas qui le dit, mais une étude américaine de l’Institut National de la Santé : l’usage thérapeutique réduit les prescriptions d’antalgiques et les effets secondaires.

Faut-il le rappeler ? En France, la consommation de cannabis est interdite et l’usage médicinal n’existe pas. Aux États-Unis par contre, 13 États l’ont autorisé et à en croire les statistiques, la consommation d’herbe a carrément augmenté chez les seniors. Une tendance à la détente au soleil en regardant ses Bitcoins fructifier ? Non : une façon de combattre les douleurs ou d’accompagner les traitements contre le cancer.

Dissiper les fumisteries. Pour vérifier si cet usage était efficace, une équipe du National Institutes of Health a surveillé entre 2015 et 2017 plus de 2 700 patients de plus de 65 ans ayant reçu ce type de prescription.

Au bout de six mois de traitement au cannabis, 93,7 % de ces sexagénaires déclaraient moins ressentir leurs douleurs chroniques.

Un gain de bien-être pratiquement sans effets indésirables : de légers vertiges et la sensation d’assèchement de la bouche chez moins de 10% d’entre eux. Presque tous affirmaient avoir une vie meilleure en ayant réduit les doses d’antalgique, voire en s’en débarrassant entièrement pour 18,1 % d’entre eux. Car c’est bien le soucis : les personnages âgées, plus médicalisées, ont des consommations d’opioïde très fortes.

Ne pas fumer tue. Loin d’être inoffensive, la prise de ces médicaments « painkiller » serait même sans cesse croissante si l’on en croit le rapport de l’observatoire français des médicaments antalgiques. Une bonne alternative donc que le recours aux cannabinoïdes dont la molécule de THC agit en apaisant le système nerveux central comme le recoupe l’étude équivalente réalisée en Israël par l’Université de Ben Gourion. Voilà qui devrait filer un nouveau travail au sein de nos EHPAD et maisons de retraite : rouler les joints ou préparer les space cakes.

Comme si cela ne suffisait pas, on commence même à évoquer que la marijuanapourrait retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer en éliminant une protéine toxique liée. D’autres rappellent que la weed participe à améliorer le sommeil et lutter contre les glaucomes (maladie de l’œil). Bref, maintenant que l’usage thérapeutique pour les seniors est démontré, on dirait que tout le monde veut faire tourner.

 

source: https://detours.canal.fr/grace-cannabis-93-personnes-agees-pourraient-se-passer-de-medicaments/?fbclid=IwAR2R49Gc3VtV_BlbC-pviSzeFgrmuf0uWWyVFWt8FfcP5IY-Cvj27I_T0rI

100 entreprises responsables de plus de 70 % des émissions mondiales de carbone

Résultat de recherche d'images pour "science et avenire"

Selon un rapport de l’ONG internationale Carbon Disclosure Project, plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre émaneraient de seulement 100 entreprises.

Gaz à effet de serre

CARBONE. À elles seules, 100 entreprises seraient responsables de 71 % des émissions globales de gaz à effet de serre… et sans surprise, il s’agit principalement d’industries pétrolières : c’est ce que révèle un rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) réalisé en collaboration avec le Climate Accountability Institute (CAI). Il s’appuie sur des données publiques s’étendant de 1988 à 2015. Une répartition d’autant plus disproportionnée que les 25 premières firmes du classement sont responsables de la moitié des émissions globales. Pour l’ONG, l’enjeu est désormais d’appeler les investisseurs, privés ou publics, à davantage de conscience environnementale en ne finançant pas les entreprises qui misent encore sur l’énergie fossile.

Des émissions estimées à partir de la production

“Agir pour le climat n’est plus uniquement le fait des politiques”, affirme Pedro Faria, directeur technique de CDP et auteur du rapport. “C’est aussi un mouvement porté par le public […], soutenu par les quantités croissantes de données ouvertement accessibles.” Car les chiffres officiels des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont souvent recensées à large échelle, au niveau national par chaque pays. C’est afin d’offrir une vision différente que le CAI constitue sa propre base de données reliant émissions et sociétés, appelée “Carbon Majors”.

CALCUL. Pour son calcul des émissions de GES, l’ONG recourt à une méthode publiée en 2006 par le GIEC. Elle estime ainsi les émissions de chaque société à partir des chiffres de sa production, le plus souvent disponibles publiquement par exemple à travers des rapports annuels. La méthodologie distingue notamment différentes typologies d’hydrocarbures ou de charbons produits, ou encore le type d’application (par exemple, chauffage ou métallurgie).

Rediriger les investissements financiers pour décarboner l’économie

“Sur les 635 milliards de tonnes d’équivalent CO2 issues des 100 plus gros producteurs, 32% peuvent être rattachés à des investissements publics, 9% à des investissements privés, et même 59% à des investissements nationaux”, alerte le rapport. Parmi les sociétés privées les plus émettrices, on compte sans surprise ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, Peabody, Total, ou BHP Billiton. Du côté des entreprises nationalisés, on compte évidemment l’Arabie Saoudite, la Russie, la Chine, ou encore l’Inde, avec Saudi Aramco, Gazprom, National Iranian Oil, Coal India, Pemex, et CNPC (PetroChina). Enfin, la production de charbon en Chine a été agrégée en incluant divers acteurs comme Shenhua Group, Datong Coal Mine Group, ou encore China National Coal Group. Au total, le charbon chinois est responsable de plus de 14% des émissions globales de gaz à effet de serre !

DÉSINVESTISSEMENTS. Une telle initiative s’inscrit dans le sillage du mouvement “Divest-Invest”, qui incite les institutions et les personnes à se désengager de leurs investissements dans les combustibles fossiles à haute intensité carbone, afin d’accélérer la transition énergétique vers des énergies propres. Car c’est aussi la quête de rentabilité des investisseurs, publics ou pricés, qui les fait miser sur le fossile… au péril de l’environnement.

Guide des produits avec OGM

Greenpeace nous présente sa définition et les risques qu’il pense lier aux OGM!

Qu’est-ce qu’un OGM?

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant créé artificiellement par manipulation génétique. Les plus récentes techniques en génie génétique consistent à prélever un ou plusieurs gènes d’un organisme vivant (virus, bactérie, animal, végétal) pour le ou les gre≠er dans le patrimoine génétique d’un autre organisme. C’est ce que l’on nomme aussi la transgénèse. Par exemple, on prélève un gène de bactérie pour l’introduire dans le maïs afin qu’il produise un pesticide. À la di≠érence des techniques traditionnelles d’amélioration des variétés agricoles, la transgénèse permet de franchir la barrière entre les espèces et de construire de nouveaux organismes vivants jusqu’à présent inconnus dans la nature.

Les risques liés aux OGM

• Les risques écologiques sont irréversibles et encore très mal évalués. Parmi ces dangers, citons la perte de biodiversité, l’augmentation de l’utilisation des pesticides, l’apparition d’espèces envahissantes, l’élimination des insectes et autres organismes bénéfiques. • Les risques sanitaires à long terme sont méconnus (risques d’allergie, augmentation de la résistance aux antibiotiques, etc.).

Pour toutes ces raisons, Greenpeace s’oppose à toute dissémination d’OGM dans l’environnement ! Pour plus de renseignements, consultez le dossier OGM sur notre site Internet : http://www.greenpeace.ca

Liste non exhaustive des produits contenant des OGM en France et en Europe.

Boissons 

  • Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
  • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
  • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes.
  • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
  • Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés 

  • Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
  • Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
  • Les produits Brossard et Savane.
  • Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
  • Les chewing-gums Hollywood et Malabar.
  • Les barres de chocolat Bounty.
  • Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
  • Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
  • Les yaourts Yoplait.

Hygiène et entretien 

  • Les couches pour bébé Pampers.
  • Les protections féminines de la marque Always.
  • Les gels douche, shampooings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona et Timotei.
  • Les dentifrices Signal.
  • Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
  • Les désodorisants Febreze.

Produits salés 

  • Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
  • Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
  • Les spécialités fromagères Philadelphia.
  • Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
  • Les pains Jacquet.
  • Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
  • Les préparations mexicaines Old El Paso.
  • Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
  • Les produits Uncle Ben’s.

 

Pour ceux qui souhaitent voir le guide de Greenpeace dans son intégralité :https://secured-static.greenpeace.org/canada/Global/canada/report/2009/9/guideogm.pdf

source : sain et naturel