52 pesticides sont présents dans l’air.

Ces résultats sont le fruit d’un long travail sur les bases de la fédération des associations régionales de surveillance de la qualité de l’air. L’association Générations Futures a étudié leurs résultats d’analyses entre 2002 et 2017.

Les pesticides ne polluent pas uniquement nos sols, nos rivières et notre alimentation. Ils contaminent aussi l’air que nous respirons. C’est le résultat d’une étude menée par Générations Futures. L’association a compilé les données recueillies dans 15 départements en France en 2017. Et le constat est alarmant ! Au total, 52 molécules ont été identifiées… au moins une fois dans l’air. Plus du quart de ces pesticides sont classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Et plus de la moitié sont reconnus comme perturbateurs endocriniens.

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Les quantités retrouvées sont très variées d’un lieu à l’autre. Mais à quelle dose exactement ces pesticides dans l’air sont-ils nocifs pour notre santé ? « Il n’y a pas de normes pour les pesticides dans l’air, on ne sait pas à quoi comparer ces concentrations», explique François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures. « Mais on sait que pour les perturbateurs endocriniens, c’est pas forcément une question de dose. Il y a des études épidémiologiques qui montrent que des femmes enceintes exposées à des pesticides par leur environnement aérien, par l’air, par les cultures proches, sont plus à risque d’avoir un enfant autiste ».

Un insecticide interdit retrouvé dans l’air

Parmi les pesticides les plus retrouvés dans nos régions, il y a les herbicides comme le pendiméthaline. Plus inquiétant, le lindane a été retrouvé plus de 200 fois dans l’air. Or, cet insecticide classé cancérogène pour l’homme est interdit en agriculture depuis 1998…

« Ce produit est très persistant et à chaque fois qu’il y a une sécheresse, que la terre est retravaillée, il y a des particules qui repartent dans l’air. Des années et des dizaines d’années après. Ce sont des produits qui vont mettre des décennies à se dégrader», ajoute François Veillerette. « C’est pour ça que l’on arrive à retrouver des produits interdits dans l’atmosphère. Il est urgent de prendre des décisions de retrait pour les substances dangereuses, parce que quand on perd du temps, on ajoute encore à ce temps de dégradation qui est parfois long pour certains produits » .

À la différence des particules fines émises par les véhicules diesel, les pesticides ne font pas l’objet d’une surveillance réglementaire dans l’air… Seules des limites à ne pas dépasser existent dans l’eau et l’alimentation…

Allodocteurs.fr

 

Griveauxgate : Piotr Pavlenski libéré, déconfiture de l’accusation

Voici la déclaration de Maître Bouzrou, nouvel avocat de Piotr Pavlenski, à propos du sort réservé à son client et à son précédent avocat, Juan Branco, recalé par le parquet de Paris dans l’affaire du Griveauxgate.

Ce qui ressort des propos de Maître Bouzrou :

  • le juge d’instruction a refusé de suivre les réquisitions du procureur de la République qui réclamait un placement en détention de Piotr Pavlenski ;
  • Piotr Pavlenski a été remis en liberté dès ce soir sous contrôle judiciaire avec mise en examen pour la publication [revendiquée, ndlr] de la vidéo de Benjamin Griveaux, mais sans mise en examen pour l’affaire des violences du 31 décembre [prétexte invoqué pour son interpellation] ;
  • Maître Bouzrou juge inadmissible la révocation de son confrère Juan Branco et dénonce la mise sous surveillance policière illégale constatée aux abords de son domicile.

Ce qu’on appelle une humiliation cuisante, infligée à des accusateurs plus vraiment en possession de leurs facultés, et ici descendus en flamme par un magistrat instructeur indépendant.

David Dufresne

@davduf

Comme chacun, je ne sais rien de l’affaire . Mais ce que dit son (excellent) avocat @BOUZROU1 à propos de @anatolium et des droits de la défense fait frémir (et devrait inciter la presse, toujours un brin rapide, à être un tantinet plus prudente)

Vidéo intégrée

Alors Apolline de Malherbe, L’Obs, Le Monde, Alain Duhamel, Christophe Barbier et consorts, toujours droits dans vos culottes ?

source : yetiblog.org

Griveauxgate : Piotr Pavlenski libéré, déconfiture de l’accusation

Grâce au cannabis, 93% des personnes âgées pourraient se passer de médicaments

Ce n’est pas le dealer d’en bas qui le dit, mais une étude américaine de l’Institut National de la Santé : l’usage thérapeutique réduit les prescriptions d’antalgiques et les effets secondaires.

Faut-il le rappeler ? En France, la consommation de cannabis est interdite et l’usage médicinal n’existe pas. Aux États-Unis par contre, 13 États l’ont autorisé et à en croire les statistiques, la consommation d’herbe a carrément augmenté chez les seniors. Une tendance à la détente au soleil en regardant ses Bitcoins fructifier ? Non : une façon de combattre les douleurs ou d’accompagner les traitements contre le cancer.

Dissiper les fumisteries. Pour vérifier si cet usage était efficace, une équipe du National Institutes of Health a surveillé entre 2015 et 2017 plus de 2 700 patients de plus de 65 ans ayant reçu ce type de prescription.

Au bout de six mois de traitement au cannabis, 93,7 % de ces sexagénaires déclaraient moins ressentir leurs douleurs chroniques.

Un gain de bien-être pratiquement sans effets indésirables : de légers vertiges et la sensation d’assèchement de la bouche chez moins de 10% d’entre eux. Presque tous affirmaient avoir une vie meilleure en ayant réduit les doses d’antalgique, voire en s’en débarrassant entièrement pour 18,1 % d’entre eux. Car c’est bien le soucis : les personnages âgées, plus médicalisées, ont des consommations d’opioïde très fortes.

Ne pas fumer tue. Loin d’être inoffensive, la prise de ces médicaments « painkiller » serait même sans cesse croissante si l’on en croit le rapport de l’observatoire français des médicaments antalgiques. Une bonne alternative donc que le recours aux cannabinoïdes dont la molécule de THC agit en apaisant le système nerveux central comme le recoupe l’étude équivalente réalisée en Israël par l’Université de Ben Gourion. Voilà qui devrait filer un nouveau travail au sein de nos EHPAD et maisons de retraite : rouler les joints ou préparer les space cakes.

Comme si cela ne suffisait pas, on commence même à évoquer que la marijuanapourrait retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer en éliminant une protéine toxique liée. D’autres rappellent que la weed participe à améliorer le sommeil et lutter contre les glaucomes (maladie de l’œil). Bref, maintenant que l’usage thérapeutique pour les seniors est démontré, on dirait que tout le monde veut faire tourner.

 

source: https://detours.canal.fr/grace-cannabis-93-personnes-agees-pourraient-se-passer-de-medicaments/?fbclid=IwAR2R49Gc3VtV_BlbC-pviSzeFgrmuf0uWWyVFWt8FfcP5IY-Cvj27I_T0rI

Propagande de Guerre, festival de médias mensonges Interview de Michel Collon : Écrivain Journaliste indépendant, Belge.

 

 

CHAPITRES :
01:33 – Guerre d’Irak
01:56 – Manipulation des médias
04:33 – Guerre Yougoslavie
06:47 – Carl Von Clausewitz
09:30 – L’affaire du golfe du Tonkin
10:39 – Opération Northwoods
13:16 – Khadafi
13:54 – Syrie
16:09 – Anthrax / Propagande de guerre
19:04 – France / Propagande de guerre
25:07 – Propagande médias/journalistes
30:21 – Bataclan / 13 Novembre
34:01 – Terrorisme 30 prochaines années
37:21 – Réseau Gladio
40:12 – Théories du complot
45:23 – Général Wesley Clark
50:09 – Guerre dans les prochaines années ?
56:21 – Conseils pour les jeunes générations
SUJETS : Propagande de guerre, média et désinformation, Attentats du Bataclan, Fabius, Arabie Saoudite, Qatar, couveuses Irakiennes, Libye, OTAN, Syrie, Irak, Yougoslavie, Chine, Russie,, Carl Von Clausewitz,Baie du Tonkin, opérations Northwoods, Obama, L’or et le pétrole de la Libye, armes chimiques en Syrie , Anthrax, Psyops et Spin Doctor, Sarko, Hollande, Terrorisme, Réseaux Gladio , Wesley Clark, Stratégie du chaos, Collier de perle, conseils pour la jeune génération.
Cette œuvre vidéo et sonore de Thinkerview est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. Mettre obligatoirement un lien vers la source originale entière en cas de réutilisation. Merci.

Quand la police républicaine dérape?

De nombreux documents incriminant les forces de l’ordre dans des violences policières s’accumule de plus en plus.

Une journaliste, reçoit un tir de flash ball alors qu’elle ne représente aucun danger. je rappelle que le flash ball doit est utilisé qu’en cas de légitime défense ou pour répondre à une agression de manière proportionnelle.

De nombreux témoignages ressortent, ils indiquent tous que des grenades lacrymogènes ont été tirées depuis un hélicoptère de la gendarmerie sur la foule de manifestants pacifiques.

Un exemple de maintien de l’ordre républicain, avec une utilisation de la force proportionnelle à l’agression. lol.

Violences policières : un chiffre record depuis mai 1968 selon un journaliste spécialiste en maintien de l’ordre.

Apparemment les policiers s’autorisent des tirs tendus au flash ball à hauteur de tête alors que c’est totalement illégal et que cette arme doit être utilisée que dans le cas d’une légitime défense proportionnelle et graduée.

La police républicaine motive ses troupes en criant « pas de quartier ». C’est un scandale que cette expression soit utilisée dans la bouche d’une police soi-disant là pour protéger ses citoyens.

Est-on encore en démocratie ou sommes-nous dans une dictature naissante ?

Il n’y a pas de crise, juste un système néolibéral organisé au profit d’une oligarchie dominante.

La dette et la soi-disant crises est un outil utilisé consciemment par les néolibéraux de l’oligarchie pour contrôler les peuples.

Il suffit de regarder ce graphique (source FMI) pour voir la différence flagrante entre l’économie fictive et l’économie réelle. L’économie fictive et normalement la juste pour financer l’économie réelle et non pas s’approprier la productivité de tous les salariés en la concentrant la richesse créée dans les mains d’une minorité 1 %.

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100 entreprises responsables de plus de 70 % des émissions mondiales de carbone

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Selon un rapport de l’ONG internationale Carbon Disclosure Project, plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre émaneraient de seulement 100 entreprises.

Gaz à effet de serre

CARBONE. À elles seules, 100 entreprises seraient responsables de 71 % des émissions globales de gaz à effet de serre… et sans surprise, il s’agit principalement d’industries pétrolières : c’est ce que révèle un rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) réalisé en collaboration avec le Climate Accountability Institute (CAI). Il s’appuie sur des données publiques s’étendant de 1988 à 2015. Une répartition d’autant plus disproportionnée que les 25 premières firmes du classement sont responsables de la moitié des émissions globales. Pour l’ONG, l’enjeu est désormais d’appeler les investisseurs, privés ou publics, à davantage de conscience environnementale en ne finançant pas les entreprises qui misent encore sur l’énergie fossile.

Des émissions estimées à partir de la production

“Agir pour le climat n’est plus uniquement le fait des politiques”, affirme Pedro Faria, directeur technique de CDP et auteur du rapport. “C’est aussi un mouvement porté par le public […], soutenu par les quantités croissantes de données ouvertement accessibles.” Car les chiffres officiels des émissions de gaz à effet de serre (GES) sont souvent recensées à large échelle, au niveau national par chaque pays. C’est afin d’offrir une vision différente que le CAI constitue sa propre base de données reliant émissions et sociétés, appelée “Carbon Majors”.

CALCUL. Pour son calcul des émissions de GES, l’ONG recourt à une méthode publiée en 2006 par le GIEC. Elle estime ainsi les émissions de chaque société à partir des chiffres de sa production, le plus souvent disponibles publiquement par exemple à travers des rapports annuels. La méthodologie distingue notamment différentes typologies d’hydrocarbures ou de charbons produits, ou encore le type d’application (par exemple, chauffage ou métallurgie).

Rediriger les investissements financiers pour décarboner l’économie

“Sur les 635 milliards de tonnes d’équivalent CO2 issues des 100 plus gros producteurs, 32% peuvent être rattachés à des investissements publics, 9% à des investissements privés, et même 59% à des investissements nationaux”, alerte le rapport. Parmi les sociétés privées les plus émettrices, on compte sans surprise ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, Peabody, Total, ou BHP Billiton. Du côté des entreprises nationalisés, on compte évidemment l’Arabie Saoudite, la Russie, la Chine, ou encore l’Inde, avec Saudi Aramco, Gazprom, National Iranian Oil, Coal India, Pemex, et CNPC (PetroChina). Enfin, la production de charbon en Chine a été agrégée en incluant divers acteurs comme Shenhua Group, Datong Coal Mine Group, ou encore China National Coal Group. Au total, le charbon chinois est responsable de plus de 14% des émissions globales de gaz à effet de serre !

DÉSINVESTISSEMENTS. Une telle initiative s’inscrit dans le sillage du mouvement “Divest-Invest”, qui incite les institutions et les personnes à se désengager de leurs investissements dans les combustibles fossiles à haute intensité carbone, afin d’accélérer la transition énergétique vers des énergies propres. Car c’est aussi la quête de rentabilité des investisseurs, publics ou pricés, qui les fait miser sur le fossile… au péril de l’environnement.

Tout ce que les médias ne vous montrent pas à la télévision.

Pour commencer un exemple d’ordre républicain.

Tous les corps intermédiaires de la France doivent rejoindre le mouvement des gilets jaunes, apparemment ça commence.

La mobilisation était sans doute beaucoup plus grande que ceux qui veulent bien avouer.

 

Des policiers qui se font passer pour des journalistes, ce qui est totalement interdit d’après les conventions internationales.

 

 

Des policiers déguisés en gilets jaunes. Quand une foule est énervée, il est assez facile de faire déraper la situation en appuyant, au bon moment, sur le bon bouton. Pourquoi retrouve-t-on des policiers déguisés en gilets jaunes et certains surpris en train de casser.

 

 

 

 

 

 

Quand les manifestants sont pacifistes, la police ce permet de leur tirer au flash ball en pleine tête.

De nombreux scènes de policiers fraternisent ans avec les gilets jaunes on peut constater.

 

 

Centre des impôts à Cannes.

Segré. L’entrée du centre des impôts murée pendant la nuit.

photo vendredi matin 30 novembre, l’accès au centre des finances publiques était impossible. un mur de parpaings bouchait l’entrée. © ouest-france

“Nous, l’ensemble des sapeurs pompiers de Cholet, avons décidé de tourner le dos pendant la cérémonie officielle de la sainte barbe à notre élu, M. Brault, qui est notre président du service départemental d’incendies et de secours du Maine et Loire. Cette personne et notre directeur départemental n’écoutent pas nos revendications et nous poussent à faire cette démarche. Nous pouvons remarquer sur cette vidéo, un certain inconfort de l’élu ainsi que du Maire de Cholet”

 

Tous les ambulanciers devraient rejoindre les gilets jaunes, c’est un métier pas facile souvent assez mal payé pour des plages horaires de travail très longue.

Petit détail dont on ne parle jamais, les gaz lacrymogènes sont dangereux pour la santé.

Les gaz lacrymogènes : dangereux pour la santé, mais… silence d’État !

Les gaz lacrymogènes sont largement utilisés par les gouvernements français. Leur composition évolue vers plus de toxicité, semble-t-il, ce qui est nocif pour les manifestants et… pour les policiers. Mais à la différence de tout autre produit chimique, fabricants et État ne disent rien sur sa composition. La transparence est nécessaire. Reporterre ouvre cette question de santé publique.

On pourrait penser que la composition des grenades lacrymogènes déversées abondamment sur les manifestants – mais aussi à usage privé, dans des cartouches de défense individuelle – est bien connue, étant donnés les enjeux de santé publique que pose leur emploi massif. Mais ces composés chimiques lacrymogènes et leurs effets sur la santé demeurent en France dans une opacité strictement gardée. Un tabou complet. Un non-dit officiel. Une zone inaccessible, soigneusement maintenue hors de toute transparence. Reporterre s’est confronté à cet écran de fumée officiel, sans ménager ses efforts, sollicitant ministères et cabinets, service de santé des Armées, fabricants, qui refusent toute réponse, et spécialistes qui ne disposent pas de données précises. Circulez, il n’y a rien à voir. Et pourtant…

Évoquer une toxicité accrue des grenades lacrymogènes utilisées par les gendarmes et policiers expose à des réponses fumeuses. Les nuages lacrymogènes sont-ils plus puissants, plus incapacitants que par le passé ? Dans les manifestations, beaucoup ont cette impression. Certains attestent de suffocations qui leur paraissent plus fortes, des yeux qu’on ne peut plus ouvrir durant plusieurs minutes, alors qu’auparavant on ne faisait que pleurer, les yeux piquants mais ouverts, des plaques rouges immédiates sur la peau, au visage, au cou…

Les équipes volantes de secouristes n’ont aussi qu’une appréciation empirique mais s’accordent sur des effets à moyen terme, notamment de bronchites chroniques durant trois à six mois après exposition aux lacrymos dans les manifestations. Secouristes sur le pavé, les streets medics ont recueilli les témoignages de personnes âgées et d’enfants affectés par ces aspersions de gaz lacrymogène aux franges des cortèges de manifestants. Et selon les morphologies, la gêne immédiate peut être très variable, affectant d’abord les yeux pour certains, la respiration pour d’autres, voire des réactions cutanées immédiates. Mais il ne s’agit là que d’un ressenti, difficilement mesurable.

Les policiers sont aussi exposés… et maintenus dans l’ignorance

Les citoyens ne sont pas les seuls exposés à ces substances irritantes. Les policiers qui les lancent les subissent aussi. Si on les interroge sur les dosages qui auraient pu monter en puissance ces dernières années, les réponses sont disparates. « Les gazeuses à main en service depuis deux ou trois ans et les dernières grenades sont plus fortes, plus irritantes qu’avant, confie à Reporterre un CRS en région parisienne. Il nous arrive d’en prendre dans les yeux, au visage, et on le ressent nettement. Bien sûr, ça dépend aussi des conditions : température extérieure, taux d’humidité, si ça tombe sur du macadam, sur de l’herbe… » « Les dernières grenades ont un effet plus fort, plus important qu’auparavant, et les derniers lanceurs multicoups [lance-grenades Riot gun Penn Arm’s à barillet, chargé de six projectiles] sont dotés de nouvelles munitions plus fortes, plus concentrées », confirme Alexandre Langlois, du syndicat Vigi, ex-CGTpolice.

Cette impression n’est pas partagée par tous : « Je dirais plutôt que les grenades baissent en intensité, sauf quand on sature l’espace d’une place et que ça stagne au sol, mais ces grenades piquent davantage quand elles approchent de leur date de péremption », explique Johan Cavallero, délégué national CRS au syndicat Alliance. De son côté, Grégory Joron, secrétaire national SGP Police, explique : « Les stocks sont renouvelés régulièrement, on n’a pas changé de grenade, et rien n’a été modifié quant à la composition ou au dosage des grenades, selon ce que nous dit le Saelsi [le Service de l’achat, de l’équipement et de la logistique de la sécurité intérieure, qui fournit depuis 2014 gendarmerie et police nationale]. Seul le volume de gaz quand on sature une place change clairement la donne ».

 

Fournisseurs des unités du maintien de l’ordre, la société Nobel sport, basée à Pont-de Buis (Finistère), lâche un laconique : « Il n’y aura pas de réponse de l’entreprise sur ce sujet. » Même refus d’informer chez son concurrent Alsetex, implanté à Précigné (Sarthe) : « La société Alsetex ne transmet aucune information sur les produits commercialisés à des tiers autres que nos clients. Nos produits répondent aux spécifications techniques des clients étatiques de l’entreprise. » Les ministères de la Défense et de l’Intérieur ne sont pas plus diserts, même s’ils exigent des questions écrites, transmises par courriel. Sans réponse.

Les apparitions du gaz lacrymogène remontent à la guerre de 1914-1918

Malgré son nom, le gaz lacrymogène n’est pas un gaz mais un composé solide (à température ambiante), dilué dans des agents liquides ou gazeux, des composés fumigènes. Il s’agit de disperser le produit dans l’air par des grenades lacrymogènes simples ou par des « grenades à effets mixtes, lacrymogènes et de souffle (GLI-F4) ». Ces grenades relèvent de ce que les règlements appellent l’« usage des armes » et sont considérées dans le jargon policier comme « armes intermédiaires », « gaz incommodants » ou « incapacitants », parfois qualifiées de « sub-léthal », ou « à létalité réduite ». Pourtant, des gens sont morts, notamment en Palestine, en inhalant ces gaz. L’armée états-unienne le reconnaît aussi. Ce n’est donc pas un produit anodin, un moindre mal évitant le risque de mise à mort. Quant à savoir si les dégâts durables des lacrymogènes sur la santé sont évalués, la réponse des syndicalistes policiers, cette fois unanimes, est non. Beaucoup trouvent pourtant cette question de santé pertinente mais admettent n’avoir aucune donnée, aucune information.

À l’Hôpital d’instruction des Armées du Val-de-Grâce, Frank Ceppa, qui a écrit sur la toxicologie des armes, le reconnaît : « Je n’ai pas d’étude épidémiologique. Je donne un cours magistral dans une optique militaire aux personnels confrontés à ce type d’armes. J’évoque les risques accrus en milieu confiné, comme des réactions de stress respiratoire aigu, en cas de forte concentration, selon le nombre de munitions au mètre carré, mais je n’ai pas d’élément chiffré ni de littérature précise sur les symptômes. »

« On est beaucoup plus exposé que les manifestants mais on n’a aucun suivi pulmonaire, dermatologique ou ophtalmique, note Alexandre Langlois, du syndicat Vigi. À part la visite périodique de la médecine du travail, très succincte : on nous prend la tension, on passe sur la balance, on nous demande si ça va et c’est tout. » « Le code du CHSCT [comité d’hygiène et de sécurité] ne s’applique pas au volet répression de la fonction publique », dit Johan Cavallero, délégué national Alliance pour les CRS.

Les premières apparitions massives du gaz lacrymogène remontent à la guerre de 1914-1918. Les Français ont tiré les premiers. Par les aspersions lacrymogènes sur les tranchées ennemies, ils ont inauguré les toxiques chimiques utilisés durant la Première Guerre mondiale. Et ont déclenché une surenchère de gaz toxiques de combat : attaques au chlore avec des gaz suffocants, comme le phosgène ou le dichlore en vagues gazeuses dérivantes, et des « vésicants », comme l’ypérite (e redoutable « gaz moutarde »). Le nom de « vesicant » vient de la capacité du produit chimique à former de grandes vésicules sur la peau exposée.

Très peu de recherches épidémiologiques ont été menées

Le gaz CS (2-chlorobenzylidène malonitrile) utilisé aujourd’hui a été développé en 1928 et porte les initiales des noms des deux chimistes états-uniens (Ben Corson et Roger Stoughton) qui ont synthétisé ses composants actifs. Mais il n’a été produit massivement par l’armée états-unienne comme arme antiémeute que bien plus tard, à partir de 1959. Ce composé lacrymogène existe en quatre versions : CSCS1(comprenant 5 % d’aérogel de silice), CS2 (traité au silicone) et CSX (dilué dans du phosphite trioctyl). Chaque version possède « des caractéristiques propres quant à sa persistance selon sa composition, sa dissémination et sa vitesse d’hydrolyse [sa décomposition au contact de l’eau ou de l’hygrométrie de l’air] », explique un rapport de l’armée états-unienne de janvier 2005.

L’usage de ces gaz lacrymogènes a été interdit en temps de guerre par la Convention internationale sur les armes chimiques de Genève, en 1993. Quoique bannie des conflits militaires, cette arme reste curieusement autorisée contre les manifestants civils, pour mater des conflits intérieurs, en situation de guerre sociale « domestique ». En France, en avril 2015, le Défenseur des droit relevait dans un rapport que « la police allemande n’utilise pas de gaz lacrymogène, considérant que des personnes non agressives ou non violentes pourraient en subir les effets indûment ».

Les effets des gaz lacrymogènes sont connus mais les mécanismes biologiques qu’ils mettent en branle restent peu étudiés. « Les lacrymogènes agissent sur les terminaisons nerveuses des muqueuses oculaires et respiratoires, et sur la peau »,écrivaient en 2012 deux éminents pharmaciens et un médecin de l’École de santé des Armées, tout en reconnaissant que « le mécanisme d’action est mal connu » et n’avançant aucune hypothèse vraisemblable des raisons de ces attaques des yeux, de la peau et des poumons. Leur article, intitulé « Toxicité oculaire des agressifs chimiques », a été publié par la revue Médecine et armées.

Un article paru en 2016 dans les Annales de la New York Academy of Sciencesexplique que des études prouvent que le gaz lacrymogène peut « occasionner des dégâts durables, pulmonaires, cutanés et oculaires, avec des risques élevés de complications pour les individus affectés par des morbidités chroniques ». L’étude souligne que par manque de financement public, très peu de recherches épidémiologiques ont été menées sur le spectre des effets sanitaires occasionnés par cette arme antiémeute. Ce qui « handicape la connaissance médicale des effets à long terme et le développement de traitements et contre-mesures ». L’article qui s’attache principalement aux lacrymogènes utilisés aux États-Unis fait état de grenades type composées de 45 % d’agent CS, de 30 % de chlorate de potassium, de 14 % de résine époxy, de 7 % anhydride maléique, 3 % d’anhydride méthylnadique, et de 0,03 % de mélange résiduel. Rien ne dit que les fabricants français Nobel Spsrt et Alsetex livrent le même cocktail, mais on serait en droit de la savoir.

Mortel pour des personnes souffrant d’asthme ou d’autres problèmes bronchiques

Les dégâts instantanés sur la santé sont inventoriés ; les effets durables, beaucoup moins. Dans l’immédiat, on constate des effets irritants sur les yeux, des plaques rouges sur la peau, presque instantanés : mais une exposition prolongée à des composés neurotoxiques peut occasionner des problèmes respiratoires sérieux, voire des crises cardiaques, comme le documentait une étude de l’université anglaise de Newcastle-upon-Tyne, publiée en 2003 par le Journal of the American Medical Association. Ces effets sont renforcés chez des enfants (que la police a par exemple gazés lors de la manifestation du 1er mai 2017 à Paris). Chez des femmes enceintes, il peut provoquer des fausses couches et s’avère mortel pour des personnes souffrant d’asthme ou d’autres problèmes bronchiques.

« De fortes concentrations sur des périodes courtes peuvent être plus dangereuses que la même dose dispersée en petites concentrations sur une plus longue durée », note une étude néo-zélandaise publiée en 2013, soulignant que les effets oculaires connus (yeux rouges et larmes) « incluent douleur, blépharospasme [contractions répétées et involontaires des paupières], photophobie [douleurs, migraines, en regardant une source lumineuse], conjonctivite, œdème périorbital, érythème de paupière. Ces symptômes n’occasionnent pas d’effets irréversibles, mais des blessures oculaires plus sévères ont été documentées, incluant hyphéma [sang à l’avant de l’œil], uvéite[inflammation de l’uvée], keratite [inflammation de la cornée] nécrosante ou coagulative, symblépharon [paupières collées], glaucome secondaire, cataractes et neuropathie optique traumatisante. » Les auteurs du rapport précisent la difficulté est de « déterminer si les dommages oculaires étaient dus au lacrymogène en soi, au solvant des grenades, ou un résultat de la charge explosive du produit ».

Autant d’éléments préoccupants qui auraient mérité des réponses des opérateurs publics de ces lacrymogènes. Il paraît indispensable que, comme tout produit répandu dans l’espace public, pesticide ou médicament, la transparence s’impose aux gaz lacrymogènes avec des études indépendantes.

15 mars 2018 / Nicolas de la Casinière (Reporterre)

https://reporterre.net/Les-gaz-lacrymogenes-dangereux-pour-la-sante-mais-silence-d-Etat?fbclid=IwAR2zQRyooRG8WTJG08v2l7-mYzh4HFytTrX39PJZOISi6yJrrXSXmimBp7E

Guide des produits avec OGM

Greenpeace nous présente sa définition et les risques qu’il pense lier aux OGM!

Qu’est-ce qu’un OGM?

Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme vivant créé artificiellement par manipulation génétique. Les plus récentes techniques en génie génétique consistent à prélever un ou plusieurs gènes d’un organisme vivant (virus, bactérie, animal, végétal) pour le ou les gre≠er dans le patrimoine génétique d’un autre organisme. C’est ce que l’on nomme aussi la transgénèse. Par exemple, on prélève un gène de bactérie pour l’introduire dans le maïs afin qu’il produise un pesticide. À la di≠érence des techniques traditionnelles d’amélioration des variétés agricoles, la transgénèse permet de franchir la barrière entre les espèces et de construire de nouveaux organismes vivants jusqu’à présent inconnus dans la nature.

Les risques liés aux OGM

• Les risques écologiques sont irréversibles et encore très mal évalués. Parmi ces dangers, citons la perte de biodiversité, l’augmentation de l’utilisation des pesticides, l’apparition d’espèces envahissantes, l’élimination des insectes et autres organismes bénéfiques. • Les risques sanitaires à long terme sont méconnus (risques d’allergie, augmentation de la résistance aux antibiotiques, etc.).

Pour toutes ces raisons, Greenpeace s’oppose à toute dissémination d’OGM dans l’environnement ! Pour plus de renseignements, consultez le dossier OGM sur notre site Internet : http://www.greenpeace.ca

Liste non exhaustive des produits contenant des OGM en France et en Europe.

Boissons 

  • Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
  • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
  • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes.
  • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
  • Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés 

  • Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
  • Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
  • Les produits Brossard et Savane.
  • Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
  • Les chewing-gums Hollywood et Malabar.
  • Les barres de chocolat Bounty.
  • Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
  • Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
  • Les yaourts Yoplait.

Hygiène et entretien 

  • Les couches pour bébé Pampers.
  • Les protections féminines de la marque Always.
  • Les gels douche, shampooings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona et Timotei.
  • Les dentifrices Signal.
  • Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
  • Les désodorisants Febreze.

Produits salés 

  • Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
  • Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
  • Les spécialités fromagères Philadelphia.
  • Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
  • Les pains Jacquet.
  • Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
  • Les préparations mexicaines Old El Paso.
  • Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
  • Les produits Uncle Ben’s.

 

Pour ceux qui souhaitent voir le guide de Greenpeace dans son intégralité :https://secured-static.greenpeace.org/canada/Global/canada/report/2009/9/guideogm.pdf

source : sain et naturel

l’Institut national de recherche agronomique valide la rentabilité de la permaculture!

La luxuriante Ferme du Bec Hellouin, dans l’Eure, apparaît comme un modèle français de permaculture. Pour la première fois, une étude scientifique se penche sur sa viabilité économique. Réponse en images…

Produire à la main une profusion de légumes et de fruits sur une terre ingrate qui n’a jamais été cultivée depuis le néolithique… Voilà qui donne espoir pour la mise en culture de sols dégradés ou désertifiés de par le monde ! C’est le pari de la Ferme Biologique du Bec Hellouin, haut lieu depuis 2006 d’une forme de culture originale inspirée de la permaculture et du maraîchage biointensif.

Très peu mécanisé, sur une très petite surface cultivée, positionné sur des circuits courts, ce modèle suscite un fort intérêt. Mais est-il économiquement viable? C’est à cette question qu’a répondu l’étude coordonnée par François Léger sur quatre ans (1).

Quatre années d’étude pour valider une hypothèse

Réalisée en conditions réelles de production et de vente, l’étude a été menée de 2011 à 2015.A partir des données récoltées (voir encadré 1), les modélisations montrent que, en fonction du niveau d’investissement et d’intensification, 1000 m2 (2) dégagent un revenu horaire variant de 5,4 à 9,5 € pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures. Le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 € suivant le niveau d’investissement, apparait tout à fait acceptable, voire supérieur, au regard des références couramment admises en maraîchage biologique diversifié (3).

Un facteur clé : une très petite surface très soignée

Pour François Léger, le facteur clé de cette réussite est l’intensification : cultiver une très petite surface avec le maximum de soin et de productivité, sans perdre d’espace ni de temps de culture.

Mais  il ne faut pas oublier que les 1000 m2 étudiés s’insèrent dans un environnement influent : 20 ha en tout, dont des arbres et des haies qui hébergent des auxiliaires de culture et séquestrent du carbone dans les sols, des pâtures, un ruisseau et des mares qui contribuent à créer un microclimat favorable… Ces bénéfices écologiques font l’objet d’un nouveau programme de recherche qui a débuté en 2015.

Quelques principes de base mêlant plusieurs inspirations

La démarche de la Ferme du Bec Hellouin se base sur une combinaison de principes cohérents issus de la permaculture (4) et du micromaraîchage biologique intensif (5) :

  • Pas de produits phytosanitaires, pas d’engrais de synthèse, mais du compost (pour entretenir la fertilité du sol) et du paillage (pour entre autres retenir l’eau).
  • Pas ou peu de mécanisation.
  • Plusieurs types de buttes et plates-bandes cultivables toute l’année.
  • Grande diversité de production.
  • Associations d’espèces pour explorer la verticalité, cultures relais (une culture démarre avant la fin de la précédente).
  • Agroforesterie (vergers maraîchers).
  • Optimisation de la circulation dans la ferme pour gagner du temps de travail : par exemple, la réorganisation du « jardin Mandala » d’une forme de spirale à une forme en rayons a eu un effet spectaculaire !
  • Commercialisation en circuits courts : paniers hebdomadaires, vente à des magasins bio, à des restaurateurs

L’esprit d’innovation et d’expérimentation

Campagnole, développée et commercialisée par La Fabriculture et la Ferme du Bec Hellouin.. © Institut Sylva, Institut Sylva
Campagnole, développée et commercialisée par La Fabriculture et la Ferme du Bec Hellouin.© Institut Sylva, Institut Sylva

L’expérience et la capacité d’apprentissage en continu sont absolument déterminantes. Optimiser un outil par exemple peut faire gagner un temps précieux : la « Campagnole » a été inventée à la ferme du Bec Hellouin. C’est une sorte de grelinette (6) améliorée qui permet sans trop d’effort de décompacter le sol avant le semis. De même, le semoir Coleman permet de faire des semis en rangées très serrées.

Une étude à portée plus large

Les résultats de l’étude menée à la Ferme du Bec Hellouin vont alimenter des modèles de fonctionnement de microfermes, élargissant ainsi le champ de réflexion. Ce travail fait l’objet d’une thèse en cours à l’UMR SADAPT. Ce modèle économique apparait réaliste pour les porteurs de projets sans assise foncière et à faible capacité d’investissement. Ce type de structure se développe à grande vitesse et la demande de références est énorme.

La demande est forte aussi dans les villes. Jardins urbains partagés, végétalisation des villes, la demande d’expertise de projets explose.  « Peut-être verrons-nous éclore une microferme au cœur d’une cité HLM, comme dans le projet de Tours sur lequel je travaille actuellement » conclut François Léger.

 (1) François Léger, UMR SADAPT (Inra-AgroParisTech). Etude menée avec laferme du Bec Hellouin  et l’Institut Sylva.                                                                                                                                                                                  (2) 1000 m2 est par hypothèse la surface optimale pouvant être cultivée à la main par une seule personne avec un maximum de soin.                                                                                                                                                                                                                                                (3) 1280 € est le chiffre avancé par la chambre d’agriculture de Haute Normandie pour la “Création d’activité en maraîchage biologique et vente directe”.                                                                                                                                 (4) Permaculture : cadre conceptuel souple visant à créer un réseau de relations bénéfiques entre tous les composants d’un écosystème, invitant à « dessiner comme la nature ».                                                                           (5) Maraîchage biointensif, références : Eliot Coleman, John Jeavons, voir encadré 3.                                                  (6) La grelinette permet d’ameublir la terre sans la retourner, contrairement à une bêche, en préservant ainsi l’écosystème du sol. Elle a été inventée par André Grelin en 1963.

entée par André Grelin en 1963.

Contact(s) scientifique(s) :
François Léger UMR1048 SADAPT Sciences pour l’Action et le Développement : Activités, Produits, Territoires Département(s) associé(s) : Sciences pour l’action et le développement, Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement Centre(s) associé(s) :Versailles-Grignon

 

Ferme de Bec Hellouin (Eure). Vue de la serre, avec un poulailler installé en terrasse, donnant de la chaleur aux cultures situées en dessous.. © Inra, Pascale Mollier LA COMPOSITION DE L’UNITÉ TYPE DE 1000 M2
Les 1000 m² de cultures sont situés dans la partie la plus soignée et la plus intensive de la ferme du Bec Hellouin. Il s’agit d’un ensemble de plusieurs secteurs, comprenant 421 m2 de serres, 116 + 117 m2 de cultures en plein champ en agroforesterie, et un « jardin Mandala » de 378 m2 (formé de buttes rondes, cultivé de manière moins intensive). Pas moins de 76 types de cultures sont réalisés dans cet espace, dont 69 types de légumes, légumes-fruits, -racines ou -feuilles, mini-légumes et 17 types d’herbes aromatiques et fleurs. Les mini-légumes sont récoltés plus vite et cultivés plus dense. Ils sont bien adaptés à la consommation de petites familles et à la restauration gastronomique.
Cette unité de 1000 m2 fait partie d’un tout écologique au sein de 20 ha, dont 12 ha de bois, 4000 à 7000 m2 de cultures maraichères (légumes de plein champ : courge, pomme de terre, navet, carotte, etc.), des pré-vergers et des forêts-jardins (forêt plantée d’espèces comestibles).
Voir le rapport final de l’étude :
Rapport final Bec Hellouin

Portrait François Léger.  Unité de recherche SADAPT (Inra-AgroParisTech. © Inra, Pascale Mollier             IL ÉTAIT IMPORTANT DE PRODUIRE DES CHIFFRES

« Les projets en maraîchage sur de très petites surfaces, avec des investissements limités, mettant en œuvre des pratiques agroécologiques, en circuits courts, se multiplient depuis quelques années. Produire des chiffres sur ce type de système est important dès lors qu’ils n’étaient pas disponibles jusqu’à présent. Néanmoins, il ne faut pas oublier que ces chiffres ont été obtenus à partir de données recueillies sur une seule ferme tout à fait singulière. Il n’est guère envisageable d’atteindre dès l’installation le niveau d’efficacité productive de la ferme du Bec Hellouin. Les chiffres doivent donc être pris avec précaution. Ce sont les pistes sur les conditions de la viabilité identifiées dans cette étude pluriannuelle qui sont intéressantes, autant, voire plus, que ces chiffres », souligne François Léger.

Couverture du livre : Permaculture, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer. 2014. Ed Acte Sud.. © Inra, Pascale Mollier                                            POUR EN SAVOIR PLUS

« La ferme du Bec Hellouin est conçue comme un tableau. Notre but est poétique, esthétique […] Donner le primat à la beauté nous semble une évidence. La beauté est une nourriture aussi essentielle que le pain ». De leurs expériences de navigateur, de juriste international, de leurs voyages, jusqu’au métier de paysan, les fondateurs de la ferme, Charles et Perrine Hervé-Gruyer, racontent leur parcours et la construction progressive d’une ferme luxuriante, comme le creuset d’inspirations venant du monde entier.

“Permaculture, guérir la terre, nourrir les hommes”, de Perrine et Charles Hervé-Gruyer. 2014. Editions Actes Sud.