L’arnaque et le mensonge sur les Véhicules électriques : 700 000 tonnes de batteries à recycler en 2035

Quand on sait qu’une voiture électrique ne commence à être moins polluant qu’une voiture thermique qu’au bout des 10 ou 15 ans car sa production, les composants nécessaires pour les batteries et sa fabrication sont plus polluants que la fabrication d’une voiture traditionnelle.
À ça il faut rajouter son recyclage en fin de vie qui va être une catastrophe. Ce qu’il faut c’est construire des produits qui sont vertueux dès le départ et qui n’ont pratiquement pas besoin de recyclage. C’est comme le recyclage du plastique c’est une invention de l’industrie qui fabrique ce dit plastique, pour se donner une bonne image et éviter les critiques.


L’Europe doit créer sa filière de recyclage de batteries pour limiter l’impact de la voiture électrique sur l’environnement. En France, la SNAM, une entreprise spécialisée dans le recyclage, s’y prépare.

 Le recyclage des batteries des voitures électriques sera un véritable défi ces prochaines années.
Le recyclage des batteries des voitures électriques sera un véritable défi ces prochaines années. Rea/Hamilton

Le 12 août 2019 à 06h35, modifié le 12 août 2019 à 07h02

Des métaux toxiques, rares, précieux, du plastique mais aussi des acides. Dans les batteries de voitures électriques, on retrouve un peu de tout. Des matières valorisables, mais aussi dangereuses et polluantes. À la SNAM, une des deux principales entreprises françaises spécialisées dans le recyclage des batteries, on se prépare à vivre de grands bouleversements dans les prochaines années.

Auditionnée au Sénat en juin sur le recyclage en Europe des batteries des voitures électriques, Christel Bories, présidente du Comité stratégique de filière mines et métallurgiques prévient : « Nous attendons de grandes quantités, environ 50 000 tonnes, à recycler à partir de 2027, et plus encore sans doute en 2030. » Un chiffre vertigineux qui pourrait être multiplié par plus de dix en 2035 pour atteindre 700 000 tonnes contre seulement 15 000 tonnes aujourd’hui.

Véhicules électriques : 700 000 tonnes de batteries à recycler en 2035

Avec ses 120 salariés répartis sur deux usines, l’une à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), implantée à 20 km de Lyon, et l’autre à Viviez dans l’Aveyron, la SNAM recycle actuellement plus de 600 tonnes de batteries de voitures électriques ou hybrides par an : « La première a été recyclée en 2010, c’était une Toyota Prius qui pesait 45 kg, raconte Frédéric Salin, directeur marketing et commercial de la SNAM. Désormais, les batteries des voitures électriques et hybride représentent 10 % de ce que nous recyclons. Ce n’est pas encore notre cœur de métier. » Des batteries venues de France, d’Europe mais aussi d’Asie.

Récupérer les terres rares des batteries

« L’exigence française est de recycler 50 % d’une batterie lithium ion, détaille le cadre. Nous recyclons plus de 70 %. » Quant aux batteries rechargeables Nickel-Metal Hydrure, là aussi la norme est de 50 %, mais c’est plus de 75 % de la batterie qui sont récupérées. Quid des 20 % à 30 % restants ? « Ils sont détruits, brûlés et à la fin il reste 2 % qui sont enfouis, précise Frédéric Salin. Oui, nous avons un impact sur l’environnement mais nous travaillons pour le limiter au maximum. »

Dans l’usine de Saint-Quentin-Fallavier, placée dans un environnement dépressionnaire pour éviter que des particules s’échappent, des employés munis de masques démontent les batteries, trient les différentes parties, les détruisent dans des fours ou les font fondre pour récupérer les métaux : nickel, aluminium, cuivre, cobalt, lithium ainsi que les fameuses terres rares (La, Ce, Nd, Pr). Envoyés sur le site de Viviez, ces métaux sont raffinés afin de les purifier au maximum.

L’enjeu est de taille. À la fois économique : « La filière des batteries aujourd’hui n’est pas rentable, il manque du volume, confie Frédéric Salin. Mais à terme, grâce à la revente et à la réutilisation des métaux, la filière peut gagner de l’argent. » Pas étonnant que la SNAM investisse plusieurs millions d’euros. L’enjeu est aussi stratégique. Alors que les terres rares sont situées dans les sous-sols de quelques pays et principalement la Chine, leur récupération à l’issue du recyclage des batteries permettrait de sécuriser une partie de l’approvisionnement en métaux.

2 thoughts on “L’arnaque et le mensonge sur les Véhicules électriques : 700 000 tonnes de batteries à recycler en 2035

    1. Merci beaucoup, désolé pour la faute, en ce moment je n’ai pas beaucoup de temps
      . J’ai dicté mon texte et j’avoue que je ne l’ai pas relu. Encore merci cordialement

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