HÔPITAUX : LE MINISTÈRE VA SUPPRIMER 16.000 LITS ET 22.000 POSTES

carte fermetures lits hopitaux

4 avril 2016

100.000 lits fermés en dix ans, un premier recul de l’espérance de vie en 2015, mais le gouvernement décide de continuer à fermer petits hôpitaux et petites maternités ! Depuis deux ans, les erreurs de soins se multiplient, mais l’administration renforce “un cercle vicieux de surcharge qui épuise les professionnels et désorganise les services” (expertise SECAFI APHP mars 2016)

Dans le cadre du plan de redres­se­ment des finan­ces publi­ques, le gou­ver­ne­ment a demandé aux hôpi­taux de réa­li­ser 3 mil­liards d’euros d’économies en trois ans, en fer­mant 10 % des lits en chi­rur­gie et méde­cine actuel­le­ment dis­po­ni­bles, soit 16.000 lits à fermer.

De telles restruc­tu­ra­tions ne pour­ront pas se faire sans tou­cher aux effec­tifs, car la masse sala­riale repré­sente 65 % du budget des établissements hos­pi­ta­liers. Ainsi, dans les hôpi­taux AP-HP, 2.353 emplois sta­tu­tai­res ont été sup­pri­més en 4 ans (rem­pla­cés par seu­le­ment 1.200 contrac­tuels), car chaque année l’AP-HP doit économiser 140 mil­lions de plus.

L’ONDAM, objec­tif natio­nal des dépen­ses d’assu­rance mala­die, est le mon­tant pré­vi­sion­nel établi annuel­le­ment pour les dépen­ses de l’assu­rance mala­die en France. Un ONDAM volon­tai­re­ment infé­rieur à l’infla­tion ces der­niè­res années a entrainé un défi­cit cumulé des 32 CHU Centre Hospitaliers Universitaires, qui dépasse les 200 mil­lions pour l’exer­cice de l’année 2014 : plans d’économies, plans de retour à l’équilibre, “effi­cience” condui­sent à des sup­pres­sions de postes et des fer­me­tu­res de lits dans tous les hôpi­taux. En 2016, l’ONDAM a été baissé à 1,75% (contre 2,1% en 2015) pour accé­lé­rer les fer­me­tu­res.

Quand la sup­pres­sion d’un ser­vice hos­pi­ta­lier est impos­si­ble, les agen­ces régio­na­les de santé (ARS) pro­po­sent une autre solu­tion : regrou­per les gardes sur un dépar­te­ment et mutua­li­ser les équipes de nuit.

D’après la carte dévoi­lée par Le Figaro, les régions les plus attein­tes par ces fer­me­tu­res de lits seront l’Alsace, qui en verra dis­pa­raî­tre 14% (soit 728 lits), la Lorraine 13% (896 lits) et autant pour la Franche-Comté (420 lits). Numériquement, l’Ile-de-France est la région qui va logi­que­ment en perdre le plus avec 3.108 lits en moins, soit une baisse de 12%.

“La pla­ni­fi­ca­tion de l’offre de soins a conduit, depuis 1992, à une réduc­tion impor­tante du nombre de lits d’hos­pi­ta­li­sa­tion com­plète (-100.000 lits envi­ron)”, pou­vait-on déjà lire dans le rap­port Larcher.

Créés par la loi de santé 2016, les futurs grou­pe­ments hos­pi­ta­liers de ter­ri­toire (GHT) orga­ni­sent des mutua­li­sa­tions de moyens qui vont se tra­duire par des sup­pres­sions de lits, d’acti­vi­tés, et d’emplois. Les mesu­res de res­tric­tions bud­gé­tai­res annon­cées par le gou­ver­ne­ment dans la Fonction Publique Hospitalière d’ici 2017 cor­res­pon­dent à la sup­pres­sion de 22 000 postes !

En France, pour la pre­mière fois depuis les années 60, l’espé­rance de vie à la nais­sance a dimi­nué en 2015, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes, pour s’établir res­pec­ti­ve­ment à 78,9 ans et 85 ans, révèle l’Insee.

Les événement indé­si­ra­ble asso­cié aux soins (EIAS) aug­men­tent régu­liè­re­ment ces der­niè­res années. Pire les Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) ont dou­blés en un an en Ile de France.

Ainsi, à l’AP-HP, qui repré­sente 10% de la fonc­tion publi­que hos­pi­ta­lière avec ses 38 hôpi­taux, on est ainsi passé :
- sur l’outil OSIRIS de 39.086 EIAS en 2010, à 57.933 en 2014 (+ 48%).
- de 21 EIG en 2013, à 46 EIG en 2014, et 75 EIG en 2015

Événements indé­si­ra­bles graves (EIG) : Évènement inat­tendu au regard de la prise en charge dont les consé­quen­ces ont un carac­tère de gra­vité pour le patient :
- gra­vité 4 : menace du pro­nos­tic vital, pas­sage en réa­ni­ma­tion et/ou au bloc opé­ra­toire
- gra­vité 5 : décès

Détails : http://www.syn­di­cat-infir­mier.com/Evenement-inde­si­ra­ble-asso­cie-aux.html

L’Arabie Saoudite décapite et crucifie 134 opposants politiques…dont des femmes et des adolescents

 

On peut faire confiance aux affirmations de Macron, Parly et Le Drian : jamais un tel régime n’utiliserait les armes françaises contre des civils ! Quel bel allié nous avons là, nous la pseudo-patrie des droits de l’homme (qui croit encore à ce slogan après les Gilets Jaunes ?) !

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Source : The Sun, 16 septembre 2019.

Traduction : lecridespeuples.fr

Les exécutions en Arabie Saoudite montent en flèche en 2019 : 134 personnes ont été crucifiées et décapitées, dont six enfants au moment de leur arrestation.

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Non, cette image n’est pas extraite d’un film…

Selon une organisation de défense des droits de l’homme, les victimes ont été torturées et massacrées selon des méthodes brutales, notamment la crucifixion et la décapitation.

La « hausse alarmante » des exécutions par l’État intervient malgré l’engagement du prince héritier Mohammed bin Salman de réduire le recours à la peine de mort.

Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le Projet sur la peine de mort a révélé que 24 autres personnes sont « sur le point d’être exécutées ».

Ils comprennent trois enfants, d’éminents opposants politiques du prince héritier, des religieux et des militants des droits de l’homme.

Selon le rapport, au moins six adolescents ont été exécutés cette année après avoir été arrêtés pour de supposés « crimes » alors qu’ils étaient enfants.

Un événement organisé par le Projet sur la peine de mort a mis en lumière les « exécutions illégales et arbitraires » en Arabie Saoudite, ainsi que les atteintes aux droits humains des détenus et de leurs familles.

Les experts ont déclaré que ces abus avaient été « exacerbés par la torture systématique des détenus et des procès manifestement iniques aboutissant à des condamnations à mort ».

Parmi les personnes exécutées cette année, il y a trois femmes et 51 personnes qui faisaient face à des accusations – liées à la possession alléguée de drogue – qui seraient considérées comme des infractions mineures ailleurs dans le monde.

PEINE CAPITALE

Au moins 58 des personnes tuées étaient des ressortissants étrangers, et la plupart étaient accusées d’avoir propagé l’islam chiite – un crime dans cet État qui professe une école particulièrement extrémiste de l’Islam sunnite, le wahhabisme.

Il y avait 21 Pakistanais, 15 Yéménites, cinq Syriens et quatre Égyptiens.

Deux Jordaniens, deux Nigérians, un Somalien et deux de nations non identifiées ont également été inclus dans les chiffres.

Le 22 avril, le régime saoudien barbare a procédé à une horrible exécution de masse, faisant 37 morts.

Une victime a été crucifiée et une autre a eu la tête empalée sur une lance.

Les personnes tuées pendant ce bain de sang de décapitations avaient toutes été reconnues coupables de prétendues « infractions liées au terrorisme », des accusations qui englobent la simple dénonciation du régime Saoud.

ADOLESCENTS MASSACRES

Abdelkarim al Hawaj a été arrêté alors qu’il participait à une manifestation antigouvernementale alors qu’il n’avait que 16 ans.

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Abdelkarim al-Hawaj

Il a été reconnu coupable d’être un « terroriste » lors d’un procès qualifié de « farce » par Amnesty International.

Il a eu la tête tranchée devant une foule déchainée et assoiffée de sang avec 36 autres hommes de ce pays médiéval.

Au moins un des corps aurait été crucifié et exposé à la suite de l’exécution.

La condamnation à mort d’une personne âgée de moins de 18 ans est interdite par le droit international.

PARODIES DE PROCES

Une autre victime, Mujtaba al-Sweikat, était un adolescent qui était sur le point de commencer une nouvelle vie aux États-Unis. Il devait étudier à la Western Michigan University, mais il a été arrêté pour avoir diffusé une information sur une manifestation antigouvernementale à laquelle il a participé.

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Mujtaba al-Sweikat

L’adolescent de 17 ans, alors inscrit en cursus d’Anglais et de Finances, a été violemment battu, notamment sur la plante des pieds, avant de « confesser » des crimes contre l’État.

Des organisations de défense des droits de l’homme affirment qu’il a également été torturé afin d’obtenir cette « confession » et condamné dans un « simulacre de procès ».

Les chiffres alarmants viennent malgré la promesse de Bin Salman de « minimiser » le recours à la peine capitale.

Dans une interview accordée au magazine Time en 2018, il a déclaré :

« Il existe quelques domaines dans lesquels nous pouvons changer (ou réduire la peine) de l’exécution à l’emprisonnement à vie.

Nous travaillons donc depuis deux ans au sein du gouvernement et du parlement saoudiens pour élaborer de nouvelles lois dans ce domaine.

Et nous pensons qu’il faudra un an, peut-être un peu plus, pour y parvenir… Nous n’abolirons pas 100% des peines de mort, mais nous les réduirons de beaucoup. »

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SOURCE:    https://blogs.mediapart.fr/le-cri-des-peuples/blog/230919/l-arabie-saoudite-decapite-et-crucifie-134-opposants-politiques?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR33vLpeF-V2NVxhkBtnakanF3PobR4u7c_hv5nJIJwfiaF3Dl8yRjIuHxA

Poulet chloré et bœuf aux hormones Bientôt au menu des consommateurs européens ?

Publié le : 10/02/2020 

Depuis plusieurs mois Donald Trump se montre offensif sur le terrain des relations commerciales. Et cette fois c’est au tour de l’Union européenne d’être dans sa ligne de mire. Alors que l’inquiétant TTIP (ex-TAFTA) a été, fort heureusement, écarté, voici que le président américain revient à la charge, indiquant que pour que les USA se remettent autour de la table des négociations commerciales avec l’UE, il faut, au préalable, que l’Union abdique sur le bœuf aux hormones et le poulet chloré… Une nouvelle impossible à digérer.

 

Faisons un peu d’Histoire. 1980 et le veau aux hormones, combat emblématique de l’UFC-Que Choisir qui, après le lancement du boycott provoquant la chute de la consommation, amène l’Europe à interdire les hormones dans la viande ; je passe sur le scandale sanitaire de la vache folle qui se déclenche en 1996, et à l’occasion de laquelle nous exigeons et obtenons notamment, avec l’interdiction des farines animales, la traçabilité et davantage d’information ; début des années 2000, nous contribuons au sein de la Commission Coppens à l’affirmation du principe de précaution qui sera dans la Charte de l’environnement. Alors, va-t-on détricoter toutes ces avancées d’intérêt général ? Contrairement à l’Union européenne, les États-Unis n’appliquent pas le principe de précaution et sont revenus à la charge pour l’écarter, purement et simplement, au nom de la liberté de commerce. L’administration Trump cherche à lever les interdictions, y compris pour le poulet chloré. Si l’on accepte l’importation dans ces conditions, les consommateurs européens courront un risque sanitaire. L’Union européenne impose en effet que chaque étape de transformation alimentaire maintienne le plus haut niveau d’hygiène. Or, il se trouve que ce n’est pas le cas dans le reste du monde : c’est seulement à la fin du processus qu’est mise en place une procédure de désinfection qui consiste à enlever la contamination de la carcasse en la « trempouillant » dans une solution de javel à l’efficacité non démontrée…

Craignons en outre l’effet domino : si l’on accepte des produits avec des standards hygiéniques moins élevés et moins coûteux, cela marquera le début de la capitulation. Il s’agit là d’un véritable cheval de Troie, car on ne pourra plus attendre le même niveau d’exigence de nos propres producteurs qui plaideront la concurrence déloyale. Cela signifierait donc l’abandon de la philosophie sanitaire patiemment construite au niveau européen.

Je m’étonne de l’absence de réactions du gouvernement français alors même que les risques sont très clairs pour les consommateurs mais aussi les producteurs français et européens. Ce silence m’inquiète d’autant plus qu’il intervient dans la continuité de l’application provisoire du CETA, accord de libre-échange à hauts risques, sanitaires et environnementaux, savamment maintenue de manière indéfinie par le gouvernement, qui n’a toujours pas inscrit le texte de ratification (adopté in extremis à l’été à l’Assemblée) à l’ordre du jour du Sénat… Il est hors de question d’accepter que des intérêts, strictement commerciaux, prennent le pas sur l’exigence politique des citoyens soucieux de la préservation d’un cadre normatif propre à leur donner confiance dans ce qu’on leur propose de manger.

Alain Bazot

Président de l’UFC – Que Choisir

Source:   https://www.quechoisir.org/billet-du-president-poulet-chlore-et-boeuf-aux-hormones-bientot-au-menu-des-consommateurs-europeens-n75667/?fbclid=IwAR1t7JgglPdfFy92lTgF19OMaEwp2Ilz6kFzruGXbZCxhK4wqsssmKTQvZQ

Les fongicides dans l’eau potable aggraveraient la maladie d’Alzheimer, selon des chercheurs du CNRS

« L’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation » : telle est la conclusion d’une étude française publiée début février 2020 dans la revue Environmental Health Perspectives. Les fongicides concernés sont des anilinopyrimidines, fréquemment retrouvés dans l’alimentation des Français et leur environnement.

Pour mimer cette contamination silencieuse, les chercheurs ont réalisé une expérience sur des souris transgéniques, modèles de la maladie d’Alzheimer, traités avec un cocktail des trois antifongiques (cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil) à la dose de 0.1 μg/L. Soit la dose réglementaire à ne pas dépasser dans l’eau potable selon la réglementation européenne.

« Les résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale » (une maladie cérébro-vasculaire fortement associée avec la maladie d’Alzheimer), peut-on lire dans un communiqué du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) évoquant cette étude.

Des liens entre pesticides et maladie d’Alzheimer ont déjà été soulignés. En octobre 2019, Reporterre avait interrogé le directeur de recherche au CNRS Pierre Rustin, qui donnait l’alerte sur la toxicité des pesticides SDHI. Il évoquait notamment une étude menée par un membre de son équipe :

Elle montre que des cellules humaines normales meurent en présence d’une faible concentration de SDHI, et que les cellules de patients Alzheimer meurent plus vite. Comme ce sont des maladies où les mitochondries ne marchent déjà pas bien, quand l’on ajoute des inhibiteurs touchant les mitochondries, on a une mort cellulaire encore plus rapide. »

18 février 2020

Des doses réglementaires de fongicides dans l’eau exacerbent les marqueurs d’Alzheimer

06 février 2020

RÉSULTATS SCIENTIFIQUES NEUROSCIENCE, COGNITION

Notre environnement est contaminé par de multiples résidus de pesticides dont l’impact à long terme sur la santé des populations est sujet à débats et inquiétudes. Afin de mimer cette exposition chronique à bas bruit, les chercheurs ont traité des souris transgéniques, modèle de la maladie d’Alzheimer avec un cocktail de composés antifongiques, à la dose réglementaire de 0.1 μg/L, présents dans l’eau de boisson. Les résultats, publiés dans la revue Environmental Health Perspectives, montrent que l’exposition chronique aux fongicides, même à de très faibles doses, exacerbe les marqueurs de la maladie d’Alzheimer tels que les dépôts amyloïdes et l’inflammation.

L’emploi massif de pesticides entraîne une pollution de tous les milieux (air, eaux, sols) et une contamination des denrées alimentaires par de multiples résidus. Il est difficile de déterminer les effets à long terme sur la santé humaine de l’exposition chronique à ces multiples résidus, c’est pourquoi il est important de mimer cette contamination silencieuse dans des modèles animaux. Le vaste choix de molécules présentes sur le marché allié à la multiplicité des combinaisons de résidus de pesticides peut vite compliquer la tâche. Cependant, une famille de composés antifongiques de la classe des anilinopyrimidines a particulièrement retenu l’attention des chercheurs étant donné la fréquence des résidus de cyprodinil, de mepanipyrim et de pyrimethanil retrouvés dans l’alimentation des français (Etude ANSES TDS2, 2011) et leur environnement.

Pour répondre à la question de l’impact de ces résidus sur la pathologie d’Alzheimer, les expériences ont consisté à mimer une exposition chimique à bas bruit. Des souris transgéniques J20, un modèle de la maladie d’Alzheimer et de l’angiopathie amyloïde cérébrale, ont été traitées par un cocktail des 3 antifongiques (cyprodinil, mepanipyrim et pyriméthanil) chacun à la dose de 0.1 μg/L (correspondant à 0.5 nM) dans l’eau de boisson, pendant 9 mois. La dose choisie est celle à ne pas dépasser dans l’eau potable (0.1 μg/L pour un pesticide et 0.5 μg/L en cocktail, selon la réglementation européenne n°98/83/CE révisée le 08/11/2018).

Les souris traitées au cocktail de pesticides à faibles doses présentent une forte augmentation du nombre et de la taille des plaques amyloïdes dans le cerveau, à la fois dans l’hippocampe et le cortex. Une aggravation des marqueurs de l’inflammation astrocytaire et microgliale a également été montrée, ainsi qu’un taux élevé de certaines interleukines dans le cerveau des animaux. Une étude dans le temps de l’apparition des plaques amyloïdes à 3, 6 et 9 mois a été réalisée par imagerie biphotonique. Les résultats montrent que les souris traitées aux pesticides ont une augmentation d’un facteur 18 du volume des agrégats amyloïdes vasculaires dans le cortex superficiel entre 6 et 9 mois d’âge. Ces plaques vasculaires sont réminiscentes d’une angiopathie amyloïde cérébrale.

Pour conclure, ces données montrent que les composés antifongiques de la famille des anilinopyrimidines aggravent les marqueurs principaux de la maladie d’Alzheimer, même à très faibles doses. Ces résultats suggèrent un lien possible entre l’exposition chronique aux résidus de fongicides et une aggravation de l’angiopathie amyloïde cérébrale (AAC). La présence d’AAC autour des vaisseaux sanguins conduit souvent à des hémorragies cérébrales, une comorbidité de la maladie d’Alzheimer.

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© Pierre-André Lafon & Véronique PerrierFigure :  Analyses des plaques amyloïdes dans le cortex superficiel des souris transgéniques J20, exposées à un cocktail de cyprodinil, mépanipyrim et pyriméthanil à 0.1 µg/L pendant 9 mois, par microscopie à 2 photons. (A) Souris contrôles traitées par le solvant seul DMSO, et (B) souris traitées par le cocktail de pesticides, imagerie réalisée sur le même animal à 3, 6 et 9 mois post-traitement. Le dextran-FITC marque les vaisseaux sanguins en vert et les plaques amyloïdes sont marquées par le Methoxy-XO4, visualisé en rouge. Les flèches et pointes blanches indiquent la présence d’agrégats vasculaires, tandis que les ronds bleus indiquent les agrégats parenchymaux. (C) Quantification du nombre des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (D) Quantification du volume des agrégats vasculaires à 3, 6 et 9 mois post-traitement chez les souris traitées par les fongicides (ligne rouge) et les souris contrôles traitées au DMSO (ligne bleue). (Two-way ANOVA, * p ˂ 0.05, n=9). (images obtenues en collaboration équipe Dr. Jeanneteau, Plateforme IPAM, IGF, Montpellier).

Pour en savoir plus :

Fungicide Residues Exposure and β-amyloid Aggregation in a Mouse Model of Alzheimer’s Disease.
Lafon PA, Wang Y, Arango-Lievano M, Torrent J, Salvador-Prince L, Mansuy M, Mestre-Francès N, Givalois L, Liu J, Mercader JV, Jeanneteau F, Desrumaux C, Perrier V.
Environ Health Perspect. 2020 Jan;128(1):17011. doi: 10.1289/EHP5550Epub 2020 Jan 15

Laboratoire :

Laboratoire MMDN (Université de Montpellier/Inserm/EPHE)
Place Eugène Bataillon
34095 Montpellier Cedex 05

source: cnrs    https://insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/des-doses-reglementaires-de-fongicides-dans-leau-exacerbent-les-marqueurs-dalzheimer

80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides.

Image may contain: sky, cloud and outdoor, text that says '80% DES SOLS AGRICOLES SONT GORGÉS DE PESTICIDES. Selon une vaste étude, Pesticide residues in European agricultural soils hidden reality unfolded, dont les résultats ont été publiés en 2019 basta! www.bastamag.ne'

D’après des tests réalisés en septembre 2019 sur leurs cheveux, Catherine et Enya ont le corps imprégné de diverses molécules contenues dans des #pesticides. Citons par exemple le thiram, principe actif d’un fongicide intégré dans les semences de maïs. Neurotoxique, attaquant le foie, le sang et le système urinaire, il est interdit depuis quelques jours seulement. « Vu la quantité de maïs cultivée autour de chez elles, ce n’est pas très étonnant que l’on retrouve de tels produits », remarque l’agronome Hervé Gillet.

Les couloirs de ruissellement qui strient le terrain de Catherine ont-ils charrié des polluants venus de parcelles situées à plusieurs dizaines de kilomètres ? À cette éventualité s’ajoute la contamination des sols, problème fondamental selon Hervé Gillet, qui rappelle que lorsque les agriculteurs travaillent la terre, en période sèche, ils mettent en suspension quantité de poussières qui peuvent être gravement contaminées. Selon une vaste étude dont les résultats ont été publiés l’année dernière, 80% des sols agricoles européens sont gorgés de pesticides (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0048969718343420). Plus les particules sont fines, plus le risque de contamination est important.

#Agriculture #StopPesticides

52 pesticides sont présents dans l’air.

Ces résultats sont le fruit d’un long travail sur les bases de la fédération des associations régionales de surveillance de la qualité de l’air. L’association Générations Futures a étudié leurs résultats d’analyses entre 2002 et 2017.

Les pesticides ne polluent pas uniquement nos sols, nos rivières et notre alimentation. Ils contaminent aussi l’air que nous respirons. C’est le résultat d’une étude menée par Générations Futures. L’association a compilé les données recueillies dans 15 départements en France en 2017. Et le constat est alarmant ! Au total, 52 molécules ont été identifiées… au moins une fois dans l’air. Plus du quart de ces pesticides sont classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Et plus de la moitié sont reconnus comme perturbateurs endocriniens.

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Les quantités retrouvées sont très variées d’un lieu à l’autre. Mais à quelle dose exactement ces pesticides dans l’air sont-ils nocifs pour notre santé ? « Il n’y a pas de normes pour les pesticides dans l’air, on ne sait pas à quoi comparer ces concentrations», explique François Veillerette, directeur de l’association Générations Futures. « Mais on sait que pour les perturbateurs endocriniens, c’est pas forcément une question de dose. Il y a des études épidémiologiques qui montrent que des femmes enceintes exposées à des pesticides par leur environnement aérien, par l’air, par les cultures proches, sont plus à risque d’avoir un enfant autiste ».

Un insecticide interdit retrouvé dans l’air

Parmi les pesticides les plus retrouvés dans nos régions, il y a les herbicides comme le pendiméthaline. Plus inquiétant, le lindane a été retrouvé plus de 200 fois dans l’air. Or, cet insecticide classé cancérogène pour l’homme est interdit en agriculture depuis 1998…

« Ce produit est très persistant et à chaque fois qu’il y a une sécheresse, que la terre est retravaillée, il y a des particules qui repartent dans l’air. Des années et des dizaines d’années après. Ce sont des produits qui vont mettre des décennies à se dégrader», ajoute François Veillerette. « C’est pour ça que l’on arrive à retrouver des produits interdits dans l’atmosphère. Il est urgent de prendre des décisions de retrait pour les substances dangereuses, parce que quand on perd du temps, on ajoute encore à ce temps de dégradation qui est parfois long pour certains produits » .

À la différence des particules fines émises par les véhicules diesel, les pesticides ne font pas l’objet d’une surveillance réglementaire dans l’air… Seules des limites à ne pas dépasser existent dans l’eau et l’alimentation…

Allodocteurs.fr

 

Griveauxgate : Piotr Pavlenski libéré, déconfiture de l’accusation

Voici la déclaration de Maître Bouzrou, nouvel avocat de Piotr Pavlenski, à propos du sort réservé à son client et à son précédent avocat, Juan Branco, recalé par le parquet de Paris dans l’affaire du Griveauxgate.

Ce qui ressort des propos de Maître Bouzrou :

  • le juge d’instruction a refusé de suivre les réquisitions du procureur de la République qui réclamait un placement en détention de Piotr Pavlenski ;
  • Piotr Pavlenski a été remis en liberté dès ce soir sous contrôle judiciaire avec mise en examen pour la publication [revendiquée, ndlr] de la vidéo de Benjamin Griveaux, mais sans mise en examen pour l’affaire des violences du 31 décembre [prétexte invoqué pour son interpellation] ;
  • Maître Bouzrou juge inadmissible la révocation de son confrère Juan Branco et dénonce la mise sous surveillance policière illégale constatée aux abords de son domicile.

Ce qu’on appelle une humiliation cuisante, infligée à des accusateurs plus vraiment en possession de leurs facultés, et ici descendus en flamme par un magistrat instructeur indépendant.

David Dufresne

@davduf

Comme chacun, je ne sais rien de l’affaire . Mais ce que dit son (excellent) avocat @BOUZROU1 à propos de @anatolium et des droits de la défense fait frémir (et devrait inciter la presse, toujours un brin rapide, à être un tantinet plus prudente)

Vidéo intégrée

Alors Apolline de Malherbe, L’Obs, Le Monde, Alain Duhamel, Christophe Barbier et consorts, toujours droits dans vos culottes ?

source : yetiblog.org

Griveauxgate : Piotr Pavlenski libéré, déconfiture de l’accusation

Grâce au cannabis, 93% des personnes âgées pourraient se passer de médicaments

Ce n’est pas le dealer d’en bas qui le dit, mais une étude américaine de l’Institut National de la Santé : l’usage thérapeutique réduit les prescriptions d’antalgiques et les effets secondaires.

Faut-il le rappeler ? En France, la consommation de cannabis est interdite et l’usage médicinal n’existe pas. Aux États-Unis par contre, 13 États l’ont autorisé et à en croire les statistiques, la consommation d’herbe a carrément augmenté chez les seniors. Une tendance à la détente au soleil en regardant ses Bitcoins fructifier ? Non : une façon de combattre les douleurs ou d’accompagner les traitements contre le cancer.

Dissiper les fumisteries. Pour vérifier si cet usage était efficace, une équipe du National Institutes of Health a surveillé entre 2015 et 2017 plus de 2 700 patients de plus de 65 ans ayant reçu ce type de prescription.

Au bout de six mois de traitement au cannabis, 93,7 % de ces sexagénaires déclaraient moins ressentir leurs douleurs chroniques.

Un gain de bien-être pratiquement sans effets indésirables : de légers vertiges et la sensation d’assèchement de la bouche chez moins de 10% d’entre eux. Presque tous affirmaient avoir une vie meilleure en ayant réduit les doses d’antalgique, voire en s’en débarrassant entièrement pour 18,1 % d’entre eux. Car c’est bien le soucis : les personnages âgées, plus médicalisées, ont des consommations d’opioïde très fortes.

Ne pas fumer tue. Loin d’être inoffensive, la prise de ces médicaments « painkiller » serait même sans cesse croissante si l’on en croit le rapport de l’observatoire français des médicaments antalgiques. Une bonne alternative donc que le recours aux cannabinoïdes dont la molécule de THC agit en apaisant le système nerveux central comme le recoupe l’étude équivalente réalisée en Israël par l’Université de Ben Gourion. Voilà qui devrait filer un nouveau travail au sein de nos EHPAD et maisons de retraite : rouler les joints ou préparer les space cakes.

Comme si cela ne suffisait pas, on commence même à évoquer que la marijuanapourrait retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer en éliminant une protéine toxique liée. D’autres rappellent que la weed participe à améliorer le sommeil et lutter contre les glaucomes (maladie de l’œil). Bref, maintenant que l’usage thérapeutique pour les seniors est démontré, on dirait que tout le monde veut faire tourner.

 

source: https://detours.canal.fr/grace-cannabis-93-personnes-agees-pourraient-se-passer-de-medicaments/?fbclid=IwAR2R49Gc3VtV_BlbC-pviSzeFgrmuf0uWWyVFWt8FfcP5IY-Cvj27I_T0rI